Archives pour la catégorie Général

Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville.

Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville. dans Communiqué lpcuvofficielledef-300x300Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville.

C’est avec une grande tristesse et une profonde consternation que la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja (LPC-UMOJA) a pris connaissance, ce dimanche 04 mars 2012, de l’explosion d’un dépôt de munitions au régiment blindé de Mpila à Brazzaville. Cette explosion a occasionné des centaines de morts, des milliers de blessés, offrant une vision apocalyptique sur une vaste étendue de la capitale.

Profondément meurtrie, la LPC-U présente ses sincères condoléances aux familles éprouvées et au peuple congolais dans son ensemble. Elle se tient résolument aux côtés des sinistrés et de tous les blessés, auxquels elle souhaite prompt rétablissement et exprime sa solidarité. Que les âmes de tous les disparus reposent en paix.

La LPC-UMOJA encourage l’expression de solidarité, ainsi que l’hospitalité dont le peuple congolais en général et les Brazzavillois en particulier ont fait preuve envers les déplacés des quartiers concernés, déjouant ainsi les pronostics de certains politiciens qui considèrent que le Congolais est incapable d’avoir un élan naturel envers un compatriote qui ne serait pas ressortissant de sa région d’origine. Nous constatons en effet, que lors de différents conflits que notre pays a connus, les populations des arrondissements du Sud de la capitale ont pu trouver refuge au Nord de la ville et inversement, séjournant parfois même dans des familles qui jusqu’à lors, ne leur étaient liées d’aucune façon. Le peuple congolais est UN et indivisible, dans le bonheur comme dans le deuil et, c’est tous ensemble que nous devons penser l’avenir de notre pays.

Que cela soit dit ! Ce désastre, un de plus dans l’océan de souffrances que connaît le peuple congolais n’est pas un coup du sort, ni le fait du hasard. Nous assistons là, impuissants, à une conséquence macroscopique de grosses défaillances de l’État dans tous les domaines de la vie publique. En effet, les nominations à de hautes fonctions dans l’administration publique, sur des bases tribales ou par cooptation, les promotions non méritées au sein d’une armée devenue clanique, l’absence de sanctions lors de défaillances, la dilapidation de deniers publics, la promotion de l’esprit courtisan au détriment du mérite, etc., ont pour contrecoup aujourd’hui, la désorganisation totale de l’armée, des forces de sécurité, des services hospitaliers, de la protection civile et du système éducatif.

Le Congo aujourd’hui est incapable de mobiliser des outils modernes pour faire face à la situation puisque les services concernés – quand ils existent ! – sont structurellement défaillants. Nous avons ainsi constaté que les populations ont quitté leurs domiciles par leurs propres moyens et n’ont pas été évacuées comme cela aurait dû être fait dans un État digne de ce nom, les blessés graves ont été transportés dans les hôpitaux à dos d’homme ou dans des brouettes, puisque le Congo ne dispose pas de parc d’ambulances ; ces mêmes hôpitaux sont complètement saturés malgré le dévouement du personnel soignant car, même en temps normal, le nombre de lits n’est pas suffisant. Il est tout de même étonnant qu’un pays qui a connu une succession de drames n’ait jamais pensé à installer un véritable service de protection civile. De l’aveu même des autorités, des médicaments vont être réquisitionnés dans les pharmacies, ce qui indique clairement que l’État ne dispose pas de stock stratégique de médicaments pour faire face aux situations de crise.

De nombreux sinistrés n’ont à ce jour, reçu aucune assistance ; certains dormant encore à la belle étoile. Le gouvernement congolais une fois encore est incapable d’assurer sa principale mission régalienne qui est celle de garantir la sécurité pour tous, et s’en remet une fois de plus à une hypothétique aide étrangère.

Au regard de tout ce qui vient d’être dit :

La LPC-UMOJA s’insurge de ce que l’armée, institution publique, soit depuis les événements du 05 juin 1997, confisquée par un clan et soit gérée de façon complètement opaque. L’arsenal de guerre composée d’armes lourdes accumulé année après année par le gouvernement pour des raisons inavouables, est stocké en plein dans la ville, faisant fi des règles élémentaires de sécurité.

La LPC-UMOJA exige que le tabou sur la question militaire soit définitivement levé. Aucune Raison ou Secret d’État, ne doit entraver la vérité quand l’Armée, dont le rôle est de protéger et de sécuriser les biens et les personnes, devient depuis plusieurs années une source d’insécurité majeure dans notre pays.

Institution républicaine au même titre que la Justice ou la Fonction publique, l’Armée ne doit plus échapper au débat public et citoyen. Elle doit cesser d’être une affaire personnelle ou privée du Président de la République, au service de desseins qui échappent à tout contrôle des citoyens.

La LPC-UMOJA en appelle à tous les acteurs politiques et de la société civile de faire désormais de la transparence relative à la question militaire, un impératif politique.

La LPC-UMOJA exige la délocalisation immédiate des autres dépôts d’armes intra-urbains tant à Brazzaville que dans d’autres localités du pays, et la mise en place d’une commission indépendante devant laquelle devra répondre le Chef de l’État, chef des Corps d’Armée, car de son propre aveu, la décision de retrait des casernes de la ville vers les périphéries prises, depuis deux ans n’a jamais connu la moindre application.

La LPC-UMOJA émet des réserves sur les déclarations des membres du gouvernement, quant aux circonstances dans lesquelles ces explosions ont été déclenchées, et exige que non seulement une enquête indépendante soit diligentée, mais que ses conclusions soient rendues publiques au moment venu et les responsables sanctionnés.

La LPC-UMOJA demande que les différentes victimes soient indemnisées à hauteur du préjudice subi, tout comme doivent l’être les victimes des conflits armés passés, qui à ce jour n’ont reçu aucune indemnisation.

La LPC-UMOJA met en garde le gouvernement contre la tentative de minimiser le nombre total de victimes comme cela avait été le cas lors de l’accident ferroviaire de Yanga en juin 2010. Les Congolais ont le droit de connaître la vérité.

Pour finir, la LPC-UMOJA rappelle que la gestion clanique des armées nationales est hélas commune à de nombreux pays africains. Attachée à l’idéal panafricain, la LPC-UMOJA reste convaincue que seule une armée fédérale africaine peut servir de garde-fou contre les velléités de tribalisation et de captation de l’institution militaire à des fins de conservation du pouvoir.

 

Le Bureau Exécutif,

Paris, le 05 mars 2012

Contact :

Site : http://lpcumoja.unblog.fr/

Mail : lipaco.33@gmail.com

 

© pierreboundit — 05 mars 2012.

 

Africa Unite – Bob Marley le visionnaire !

 Africa Unite

 L’œuvre de Bob Marley est irremplaçable. A travers sa musique, il a fait prendre conscience de la nécessité historique des Africains à  s’unir pour la Renaissance du Continent. J’ai craqué pour cet extrait que je vous fait partager.

S’unir ou périr, telle est la seule et unique alternative qui s’offre à l’Afrique !

http://www.dailymotion.com/video/x2jo65

Afrique unis-toi

 

Car nous déménageons droit de Babylone

Pour aller vers la terre de notre père

Que c’était bon et plaisant

Avant Dieu et l’homme

De voir l’unification de tous les Africains

Comme cela a déjà été fait

Nous sommes les enfants du Rastaman

Nous sommes les enfants du Higher man

Afrique unis-toi, car les enfants veulent rentrer à la maison

Afrique unis-toi, car nous déménageons droit de Babylone

Pour aller vers la terre de notre père

Que c’était bon et plaisant

Avant Dieu et l’homme

De voir l’unification de tous les Africains Comme çà a été déjà fait

Je te dis qui nous sommes sous le soleil

Nous sommes les enfants du Rastaman

Nous sommes les enfants du Higher man Afrique unis-toi

Unis-toi pour le bénéfice de ton peuple

Unis-toi c’est plus tard que tu ne penses

Unis-toi pour le bénéfice de tes enfants

Unis-toi c’est plus tard que tu ne penses

L’Afrique attends ses créateurs

Afrique, tu es la pierre angulaire de mes ancêtres

Unis-toi pour les africains étrangers

Unis-toi pour les africains du pays

 

Africa unite

 

Cos we’re moving right out of Babylon

And we’re going to our father’s land

How good and pleasant it would be Before God and man, yeah

To see the unification of all Africans, yeah

As ifs been already let it be done, yeah

We are the children of the Rastarnan

We are the children of the Higher Man

Africa unite, cos the children wanna come home

Africa unite, cos we’re moving right out of Babylon

And we’re going to our father’s land

How good and how pleasant it would be

Before God and man, yeah

To see the unification of ail Rastaman, yeah

As its been already let it be done, yeah

I tell you who we are under the sun

We are the children of the Rastaman

We are the children of the Higher Man

So, Africa unite, Afri-Afri-Africa unite

Unite for the benefit of your people

Unite for it’s later than you think

Unite for the benefit of your children

Unite for ifs later than you think

Africa awaits its creators, Africa awaits its creators

Africa, you’re my forefather cornerstone

Unite for the Africans abroad,

Unite for the Africans a yard.

 

© pierreboundit – 29 février 2012.

22 février 1972 – 22 février 2012 : Il y a 40 ans éclata la rupture au sein du P.C.T : récit de l’événement

22 février 1972 – 22 février 2012 : Il y a 40 ans éclata la rupture au sein du P.C.T : récit de l’événement PDF Imprimer
Samedi, 25 Février 2012 08:49 – Source : La semaine Africaine du Samedi 25 février 2012.
Le Lieutenant Ange Diawara.

22 février 1972. U22 février 1972 – 22 février 2012 : Il y a 40 ans éclata la rupture au sein du P.C.T : récit de l’événement dans Général n_a1n équilibre est rompu au sein du pouvoir, au Congo-Brazzaville. C’est, particulièrement, la grève estudiantine, notamment à Brazzaville et  Pointe-Noire, en novembre 1971, qui en aura été le catalyseur. En effet, dans le pouvoir, les uns accusent les autres d’être les instigateurs des grévistes dans les collèges et les lycées. Les accusés sont considérés comme la gauche, et les accusateurs, la droite. Chacune de ces deux tendances cherchant à éliminer l’autre, c’est l’équilibre droite-gauche qui est rompu, par l’évènement du 22 février 1972. Une rupture qui deviendra  violente et sanglante. Ce jour-là, dans la  matinée, un message radio-diffusé du président Marien Ngouabi, depuis Pointe-Noire où il est arrivé la veille, est coupé. Par la suite, un autre message est entièrement diffusé sur les mêmes ondes de la radio nationale, depuis Brazzaville, qui déclare, en substance : la situation qui prévaut est une action des forces de gauche contre un coup d’Etat du Commandant Jacques Joachim Yhombi Opango, chef d’Etat-major de l’armée et commandant de la zone militaire de Brazzaville. On saura, plus tard, que ce message est lu par le sous-lieutenant Alphonse Mantessa (qui venait d’être exclu  du P.C.T, le parti unique au pouvoir), et écrit par Ambroise Noumazalaye, membre du bureau politique du P.C.T, chargé de la commission du plan. Ensuite, «La Voix de la Révolution Congolaise» n’émet plus. Ses bâtiments sont occupés par les militaires du bataillon d’infanterie. Ils s’en retireront, vers 12h.
Dans l’après midi, à 16h, «La Voix de la Révolution Congolaise» émet à nouveau. Tous les environs sont cernés par plusieurs chars du régiment blindé. Une déclaration du Commandant Yhombi, considéré comme étant de la droite, est radiodiffusée, sur un ton  martial : en résumé, il fustige la mutinerie du bataillon d’infanterie et les officiers félons. Il assure avoir le contrôle de la situation.
Le président Marien Ngouabi est rentré à Brazzaville, après avoir effectué un atterrissage de fortune sur la route nationale n°2, près d’une localité située à environ 45 kms au Nord de la capitale.
Son message, interrompu dans la matinée, passe, entièrement, sur les ondes : il s’étonne de la situation politique qui s’est inopinément créée à Brazzaville, en son absence ; il demande aux uns et aux autres de se garder de faire couler le sang.
En fait, à Brazzaville, après avoir sensibilisé et alerté les militants les plus engagés dans les arrondissements et parmi les lycéens, c’est dans la nuit du 21 au 22 février 1972 que les forces de gauche passent à l’offensive,  sous le leadership du Lieutenant Ange Diawara, ancien chef du corps de la défense civile, membre du bureau politique du comité central du P.C.T,  commandant du bataillon d’infanterie et membre du Haut-commandement de l’armée. Ces forces occupent non seulement la radio nationale, mais contrôlent aussi l’aéroport Maya-Maya. Si elles ont de nombreux partisans au groupement aéroporté, elles n’ont, par contre, pas suffisamment gagné à leur cause, les militaires du régiment blindé. Alors, Ange Diawara, dans la mi-journée de ce 22 février, demande aux militants rassemblés dans les quartiers, de ne pas descendre dans les rues (seuls, n’ayant pas suivi le mot d’ordre, des scolaires mobilisés par l’U.G.E.E.C (Union générale des élèves et étudiants du Congo), à partir du lycée du Drapeau-Rouge, marcheront jusqu’à la radio), et à ses forces militaires de se retirer des lieux qu’elles occupent. Les personnalités, politiquement classées à droite et arrêtées au petit matin, telles que Pierre Nzé, membre du bureau politique chargé de l’organisation, presse et propagande, maître Aloyse Moudiléno-Massengo, ministre de la justice, et Henri Lopès, ministre des affaires étrangères, sont relaxées. Ce jour-là, le feu ne sera jamais ouvert, il n’y aura aucune victime.
Mais, pour la gauche, c’est la défaite. Alors que le plan d’Ange Diawara prévoyait une insurrection populaire ou, à tout le moins, de militants, ce ne sont, finalement, que les militaires qui sont apparus, et l’action a ainsi abouti à un putsch…, un putsch manqué.
Une répression brutale s’ensuit sur tous les militants connus, qu’ils aient ou non été impliqués dans cette action. Plus de mille arrestations à Brazzaville et Pointe-Noire, dont près de 300 personnes auront été détenues. Des tortures et sévices, ainsi que des assassinats sommaires.
Pour cette action du 22 février 1972, l’offensive a été, de toute évidence, précipitée et le repli n’a pas été planifié. La plupart des dirigeants, recherchant un refuge, se sont, facilement, fait arrêter par les forces légales à leurs trousses. Tel est le cas des Sous-lieutenants Camille Bongou, Benoît Moundélé-Ngollo et Benjamin Ndala, de Julien Lecas Atondi-Monmondjo ou Jean Saturnin Malonga. Cependant, Ambroise Noumazalaye, face à l’échec, s’est rendu de lui-même aux autorités en place.
Prosper Matoumpa-Mpolo, Sous-lieutenant, ancien ministre de la jeunesse et ancien préfet  du Kouilou dont le chef-lieu est Pointe-Noire, est le dirigeant de l’action du 22 février dans cette ville, où il sera, sans jugement, assassiné. A Brazzaville, quatre détenus seront, en pleine nuit, enlevés de la maison d’arrêt. Parmi eux, Elie Théophile Itsouhou, membre du comité central et collaborateur de Pierre Nzé, à l’organisation, Franklin Boukaka, animateur culturel et grand compositeur de mélodies agréables et engagées. Direction… cimetière de la Tsiémé ! C’est là que les deux seront, sans aucune forme de procès, assassinés, tandis que les deux autres parviendront à s’échapper.
Ce jour-là même du 22 février, le groupe, composé notamment d’Ange Diawara, du Sous-lieutenant Jean-Baptiste Ikoko, des Sergents Jean-Pierre Olouka et Jean-Claude Bakékolo, échappe aux poursuites et se réfugie à la campagne.
A la suite du putsch manqué, il règne à Brazzaville et Pointe-Noire notamment, une atmosphère de terreur: féroce surveillance policière ; perquisitions par-ci, par-là ; manifestations de colère simulée de la foule où l’on fait crier contre les prisonniers: «Au poteau! Au poteau!». Le 28 février 1972, une cour martiale est créée (ce sont trois militaires jugeant à huis clos), pour 183 détenus. Son verdict est rendu public presqu’un mois plus tard, le 25 mars: 52 condamnations à mort sont prononcées. Fortes pressions diplomatiques des ambassades des pays de l’Europe de l’Est, pressions de l’opinion française et internationale, à tel point que Marien Ngouabi, à l’opposé de la majorité de son comité central, prend seul l’initiative d’annoncer la suspension des exécutions. Un décret présidentiel commue en réclusion criminelle à perpétuité les peines capitales prononcées.
Les détenus seront, en avril, répartis dans les différentes prisons du pays. Le 22 février 1972, la gauche congolaise a gravement échoué.
Pour bon nombre d’analystes, c’est l’étape finale de la liquidation des conquêtes sociales du mouvement né en août 1963. Désormais, en particulier, le culte et la pratique du tribalisme se renforcent davantage dans l’armée, les institutions politiques et économiques, les ministères, les ambassades.

 Auteur : Jean BATANTOU (Bajean)
Pour comprendre davantage la période du 22 février 1972, lire :
- La Semaine Africaine, numéros des années 1971 et 1972
- Marien Ngouabi, «Vers la construction d’une société socialiste en Afrique», Edition Présence Africaine.
- Pierre Eboundit, «Le M 22, Une expérience au Congo, Devoir de mémoire», Éd. Ccinia communication, Paris.
- A. Diawara, JB Ikoko, JC Bakékolo, JP Olouka, «Autocritique du M 22», Ed. L’Harmattan (vient d’être édité).

 

© pierreboundit – 25 février 2012.

Charte pour une autre politique africaine de la France.

Charte pour une autre politique africaine de la France

Nous, Citoyens français et Africains vivant en France, attachés au respect de l’égale dignité de tous les peuples, tenons à interpeller les différents candidats à l’élection présidentielle française au sujet de nos rapports avec le continent africain. Notre objectif à travers cette Charte est d’ouvrir un débat public sur autre politique africaine de la France et de placer chacun — candidats et électeurs — devant ses responsabilités. Cette Charte sera soumise aux différents candidats et en tant qu’électeurs notre choix — au moment de déposer notre bulletin dans l’urne — sera guidé par les réponses apportées par les uns et les autres aux engagements affirmés dans cette Charte.

Candidat à la Présidence de la République Française,

conscient que la Françafrique se situe aux antipodes des valeurs affichées par la France,

qu’elle a alimenté et entretenue la corruption, les régimes dictatoriaux ainsi que des guerres fratricides en Afrique;

JE M’ENGAGE :

1. A reformer en profondeur la politique africaine de la France afin de mettre un terme à la Françafrique

2. A œuvrer pour la mise en place d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique africaine de la France

3. A clarifier les prérogatives des différents acteurs impliqués dans les enjeux africains et à mettre un terme au fonctionnement des réseaux opaques et parallèles

4. A soumettre la coopération militaire française au contrôle parlementaire

5. A sortir les relations économiques franco-africaines de toute logique de patrimonialisation

6. A soumettre les entreprises françaises intervenant en Afrique au respect des normes sociales et environnementales

7. A œuvrer à l’instauration de règles commerciales et économiques internationales transparentes et équitables

8. A respecter le droit international, la souveraineté des États africains et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

9. A mettre en œuvre une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme

Signataires à l’initiative de la Charte

Denis Pryen, éditeur ; David Gakunzi, écrivain ; Calixte Baniafouna, écrivain ; Arsène Bikoue, chercheur ; Stéphane Hessel, ambassadeur ; Dieudonné Gnammankou, historien; Armelle Riché, Harmattan ; Balufu Kanyinda, cinéaste ; Pierre Eboundit, pharmacien ; Michel Galy, politologue ; Albert Bourgi, Professeur des universités en droit public; Félix Atchadé, médecin ; Sophie Gondolle, enseignante ; Augusta Epanya, écrivain ; Thuy Tiên Ho, cinéaste ; Dominique Bangoura, enseignante ; Paul Sankara, documentaliste ; Dominique Nitoumbi, conseiller municipal — Portet-sur-Garonne; Diogène Senny, entrepreneur-formateur ; Isabelle Zenatti, sociologue ; Doudou Sidibé, enseignant ; Roger Gballou, écrivain ; Muepu Mwamba, écrivain ; Graziella Ruet, actrice ; Mathurin Mingni, président de l’Afda ; Ndendi Ekwalla, économiste urbain; Guy-Charles Tafeb, formateur ; Fréderic Poha , AMCF — jeunesse ; Dédé Oupoh, AMCF — jeunesse ; Obambe Gakosso, journaliste ; Alexis Zahoua, UNG ; Joanes Louis, doctorant ; Mohamed Camara, éditeur ; Amédée Akpane, directeur de projet ; Alain Toussaint, spécialiste communication politique Pamela Kazekare, journaliste; Popo Murigande, musicien ; Mavinga Tsafunenga, écrivain ; Alain Kassanda- Apkass, poète — musicien ; Gratien Rukindikiza, journaliste ; René Lyncée, directeur administratif et financier ; Abel Naki, cri panafricain ; Armelle Chatelier, historienne; Zap Krasso, spécialiste en communication; Ibo kenyatta, bibliothécaire; Evelyne Brener, documentariste; Sophie Ducrez, animatrice ; Daniel Nicolas, informaticien; Yera Dembelé, journaliste

Rejoignez cette initiative en envoyant votre signature à l’adresse email suivante : secretariat@irea-institut.org ou en retournant le coupon-réponse ci-dessous à l’adresse suivante: IREA (Institut de recherche et d’études africaines) 16 rue des écoles, 75005 Paris France

Oui, je rejoins cette initiative et demande aux candidats à la présidentielle 2012 de se prononcer sur les valeurs et engagements affirmés dans la Charte pour une autre politique africaine de la France

Nom _________________________________ Prénom : ______________________

Email :__________________________ Adresse : ___________________________

Code postal :_________________________________ Ville :_________________

Fonction ou organisation :_______________________________________________

SIGNATURE :

Contacts téléphoniques : 0622942990

0674885234

Site Web : www.irea-institut.

 

© pierreboundit – 13 février 2012.

 

Cheikh Anta Diop, « Apport de l’Afrique à la civilisation universelle » – Conférence de Niamey 1984.

Anthropologue, Historien, Linguiste, Chimiste, Physicien, Philosophe et Politique, Cheikh Anta Diop était tout cela à la fois. A ceux qui sont encore dans l’ignorance, je vous suggère de suivre cette vidéo, après et après seulement, vous conviendrez avec moi que cet homme fut un être exceptionnel qui incontestablement a contribué à  jeter les fondements de la Renaissance africaine.

Conférence de Niamey 1984 – Cheikh Anta Diop

Image de prévisualisation YouTube

 

© pierreboundit – 11 février 2012.

 

 

 

Message de Vœux de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U)

MESSAGE DE VŒUX DE LA LIGUE PANAFRICAINE DU CONGO-UMOJA

(LPC-U)

Chers compatriotes, l’année 2011 s’achève sur un constat globalement amer pour notre continent et pour notre pays ; jamais année n’aura connu autant de bouleversements depuis au moins une décennie.

De l’illusion d’une souveraineté diplomatique et judiciaire

La situation politique sur notre continent est des plus vulnérables. L’exécution du guide de la révolution libyenne Mouammar Kadhafi à la suite des bombardements de forces de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI), au mépris des règles élémentaires du droit, au nom d’intérêts bassement mercantiles des puissances occidentales et sans que cela n’ait suscité de vives et dignes réactions de la part de nos gouvernants à la hauteur de la situation, démontrant une fois de plus que la souveraineté politique et diplomatique du continent africain reste à reconquérir.Message de Vœux  de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA  (LPC-U) dans Communiqué lpcuvofficielle

Les dirigeants africains sont incapables encore à ce jour de s’entendre sur l’essentiel et de se faire entendre de l’extérieur. Avec eux, le rêve de Kwamé Nkrumah, « Africa must unite » demeure un cri sans le moindre écho. Ils foulent aux pieds tous les jours les préceptes de cet homme qui pleura un jour de mai 1963 à Addis Abeba, voyant que la majorité de ses pairs ne voulaient pas de l’unité du continent.

Les cas Gbagbo et Khadafi risquent de faire désormais jurisprudence. Ne soyons, surpris qu’à l’avenir d’autres chefs d’État africains, parmi les plus progressistes soient déposés par l’Occident pour peu qu’ils ne répondent pas à ses attentes.

Kwamé Nkrumah, premier Premier ministre africain du Ghana indépendant et premier président de ce pays disait en son temps que L’indépendance du Ghana n’aura pas de sens sans la libération totale du continent. Il faut bien croire qu’avec le sort réservé au guide libyen et au président ivoirien, l’indépendance totale du continent soit loin d’être une préoccupation pour les dirigeants africains.

Du néo-colonialisme à travers la répression monétaire du Franc CFA

Chers compatriotes, l’économie de marché est en crise. Les pays africains aux économies rentières et désarticulées sont frappés de plein fouet et nos populations en payent le prix fort. La crise que traverse la zone euro nous fait légitimement craindre une énième dévaluation du franc CFA, avec toutes les conséquences socio-économiques que nous pouvons imaginer. Comment pourrait-il en être autrement, quand les dirigeants africains refusent de comprendre que battre monnaie est un attribut de souveraineté ?

Comment comprendre, qu’au 21ème siècle, plus de 50 ans après les indépendances nominales, les dirigeants africains de la zone franc, qui ne manquent aucune occasion pour claironner leur souveraineté pleine et entière, parcourent paradoxalement les places financières du monde en quête de la mendicité financière et, dans le même temps, déposent 50 % de leur recette d’exportation dans les comptes d’opération au Trésor public français en guise de garantie d’une monnaie coloniale ?

Du zèle dans l’application servile des programmes des institutions financières internationales (IFI)

Chers compatriotes, alors qu’au cours de l’année écoulée, des peuples européens sont descendus dans la rue pour protester contre les plans d’austérité proposés par les IFI, alors que certains gouvernements européens dénoncent une atteinte à la souveraineté face aux diktats des représentants de la finance mondiale dont, par la force des choses, ils sont également devenus clients, alors que l’Amérique Bolivarienne remet en cause le rôle des organisations de BretonWoods et crée la banque du sud, dans nombre de nos pays, les kits de gouvernance concoctés par les IFIs sont encore présentés comme la panacée.

La ministre du Travail et des Affaires sociales de l’Italie, Elsa Fornero, 63 ans, pourtant économiste-libérale, a ému de ses larmes l’Italie toute entière le dimanche 4 décembre 2011, lors de la conférence de presse de présentation du budget d’austérité, s’agissant notamment du gel de l’augmentation des petites pensions de retraite. Comment ne pas s’étonner dans ce cas, de la désinvolture et du zèle avec lequel, depuis 25 ans les dirigeants africains appliquent servilement les solutions des IFI, se disputant opposition comme pouvoir, le succès de l’exécution des plans d’austérité imposés par les IFI ?

C’est ainsi que nous avons vu le gouvernement congolais jubilé lors de l’admission du Congo à l’initiative PPTE, et en même temps, le défunt ministre des finances, Nguila Moungounga Nkombo, farouche opposant du pouvoir, revendiqué lui aussi la paternité de ce « joyau », pour l’avoir initié au temps où il était au pouvoir.

Se voulant force de proposition avant tout, la L.P.C-U, qui à ce jour, – rappelons-le -, n’est candidate à aucune fonction élective, n’a eu au cours de son année d’existence, de cesse de dénoncer les diktats des IFI, tout en conviant à des débats de fond sur ces facteurs à l’origine de la pauvreté structurelle de nos populations, que même une gestion orthodoxe des finances publiques ne saurait éradiquer.

De la vie de misère des congolais, transposable à la quasi-totalité des africains

Chers compatriotes, le Congo notre pays traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Les mesures sociales annoncées par le gouvernement n’ont pas eu d’effets substantiels, quand elles ne furent simplement pas appliquées. En effet, comment assurer la gratuité de la césarienne ou encore celle du traitement contre le paludisme pour les jeunes enfants, quand les populations les plus sensibles n’ont même pas accès aux infrastructures sanitaires ? Comment prétendre consolider l’offre en matière d’éducation quand nos écoles demeurent vétustes, sous-équipées, les enseignants mal rémunérés et l’unique université publique du pays réduite à sa plus simple expression ?

Alors que les Congolais dans leur grande majorité n’ont toujours pas accès à l’eau potable, alors que l’accès à l’électricité dans nos grandes villes demeure encore aléatoire malgré la mise en route du barrage d’Imboulou, le gouvernement préfère se lancer dans des choix budgétaires hasardeux en inaugurant des chantiers dits grands travaux qui, quand ils ne sont pas abandonnés avant terme, ne contribuent en aucune manière à l’amélioration des conditions de vie de nos populations. La situation est grave et un changement s’impose. Aussi, la LPC-U vous interpelle tous sur la nécessité de laisser de côté les problématiques futiles et de se concentrer sur la mise en œuvre d’un programme de gouvernance réfléchi, pouvant servir d’alternative crédible au peuple congolais. C’est fort de cette ambition que la LPC-U a publié au cours de l’année écoulée, son premier ouvrage de débats et de propositions, aux éditions l’Harmattan, intitulé : « Vision de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA – Contributions au débat public ».

Des causes de l’insuccès de l’opposition congolaise

Chers compatriotes, l’opposition congolaise officielle, informelle, tolérée ou non, ne parvient pas à mobiliser l’écrasante majorité des congolais, pourtant victime du régime politique en place. Le seul moment où l’on entend l’opposition congolaise, c’est à la veille des élections. L’électoralisme sous forme de manipulation des tribus est devenu le seul enjeu qui mobilise les élites politiques, donnant ainsi l’impression aux populations que ce qui compte pour les acteurs politiques est la possibilité de remplacer les autres, peu importe le système. Car comment comprendre l’absence des acteurs politiques aux côtés des étudiants qui étudient dans des conditions délabrées, des retraités dont les pensions ne cessent de se dégrader, des malades « soignés » dans les mouroirs, des paysans délaissés dans l’arrière-pays… ?

La LPC-U en appelle aux acteurs de l’opposition à s’engager publiquement et sincèrement en dénonçant les dettes odieuses pour lesquelles, les populations payent le lourd tribut ; en condamnant la répression monétaire du franc CFA, en dénonçant la mainmise des puissances occidentales sur nos ressources stratégiques dont le pétrole, en soutenant concrètement les luttes sociales afin que les populations s’impliquent à leur tour dans le nécessaire combat du changement, sans quoi, ces dernières ne se feront pas d’illusion sur le caractère interchangeable des dirigeants actuels avec une opposition complice du système qui les assaille.

S’unir ou périr, telle est la seule et unique alternative qui s’offre à l’Afrique

Chers compatriotes, le monde change, le monde évolue. L’année 2011 a également été marquée par un affaiblissement du camp occidental et une montée en puissance des pays du sud dits émergents. Dans ce nouvel échiquier mondial qui se dessine sous nos yeux, l’Afrique notre continent peut avoir sa carte à jouer, à la condition de mutualiser nos efforts.

Nous ne le répéterons jamais assez : le panafricanisme est le seul paradigme de gouvernance qui offre une identité large à l’individu africain, de sorte que les préjugés et les discriminations ethniques n’ont plus lieu d’être. Le panafricanisme est le seul paradigme de gouvernance qui a à cœur de défendre les intérêts et la souveraineté du continent africain. Le panafricanisme est le seul paradigme qui offre les éléments de gouvernabilité à même de satisfaire aux besoins de nos populations et d’engager notre pays et notre continent sur la voie de leur modernité. Le panafricanisme est l’unique paradigme de gouvernance qui met l’Être au centre de ses préoccupations et fait de la recherche de la justice, de l’équité et de l’harmonie universelle sa philosophie. Le panafricanisme est l’unique paradigme qui milite pour la Renaissance africaine; l’Afrique doit se réapproprier les ressorts de son initiative historique pour sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouve depuis cinq siècles.

Chers compatriotes, le projet panafricain existe, l’édification d’un État fédéral africain souverain en est l’aboutissement. Il nous incombe de nous en imprégner et de nous l’approprier pour l’année qui commence.

Bonne et heureuse année 2012 à toutes et à tous !

Le Bureau Exécutif de la LPC-U

© pierreboundit – 11 janv 2012.

Pierre EBOUNDIT interviewé par le Bulletin La Rupture.

Interview de Pierre EBOUNDIT au Bulletin « La Rupture », journal de l’association « LE CERCLE LA RUPTURE », publiée dans le numéro 7, du mois de juillet 2011.*

LA RUPTURE : Monsieur Eboundit, lorsque les Congolais entendent votre nom, ils pensent à votre implication dans le mouvement dit du M22, quel a été votre rôle au sein de ce mouvement dont les échos résonnent encore aujourd’hui ?

P.E. : Pour bien répondre à votre question, il est nécessaire de préciser ce qu’est le M22. Ce mouvement a été le point de jonction entre les militants progressistes du mouvement de masse (syndicats, organisations lycéennes et estudiantines, lumpenprolétariat …), et les éléments civils et militaires de la gauche du PCT (parti unique à l’époque), suite à la rédaction par Ange Diawara, Jean-Baptiste Ikoko, Jean-Pierre Olouka et Jean-Claude Bakékolo du texte « Autocritique du M22 » suivi de sa très large diffusion notamment par les réseaux de soutien aux fugitifs. J’ai été comme dans un orchestre de musique, celui qui a joué sa partition comme le suggérait le chef d’orchestre. Ma partition était de constituer d’abord des groupes de soutien puis des cellules du Mouvement et ceci en relation avec le directoire du Mouvement qui se trouvait à la campagne, dans la forêt proche de Goma-tsétsé. J’ai publié un livre intitulé « Le M22, une expérience au Congo, Devoir de mémoire » aux Éditions Ccinia Communication, dans lequel je relate dans les détails cette expérience.

(suite…)

LPC-UMOJA lance sa webradio !

Un  an après sa création, la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA lance sur le net sa radio. Nouveau challenge, après les Conférences-débats, la sortie de son livre intitulé « La vision de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA - Contributions au débat public« , chez l’Harmattan, voici la  radio. Cette dernière est pour l’instant en période de « tests » , les adhérents s’attèlent à la grille des programmes qui suivra la période de « tests ».

Pour écouter la radio, cliquez sur l’un des liens suivants :

http://lpc-umoja.playtheradio.com

 radiolpcumoja.jpg

ou

http://listen.radionomy.com/lpc-umoja.m3u

radio2lpcumoja.jpg

© pierreboundit – 15 sept 2011

Vidéo du Micro-trottoir Public : 1er Anniversaire de la LPC-Umoja

Thème : Observations et remarques du Public à l’issue des débats qui ont rythmé le 1er Anniversaire de la Ligue Panafricaine du Congo – Umoja (LPC-U), le 03 juillet 2011 à Paris.

Micro-trottoir Public Vidéo 1 :

http://www.dailymotion.com/video/xl0jui

Micro-trottoir Public Vidéo 2 :

http://www.dailymotion.com/video/xl0jyy

© pierreboundit – sept 2011

Vidéo du 1er Anniversaire de la LPC-Umoja : le Pr Nicolas AGBOHOU répond aux questions du public sur le Franc CFA

Monsieur Nicolas AGBOHOU, Économiste, auteur de l’ouvrage : « Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique ».

Thème d’intervention : Réponses au public suite à l’intervention relative aux enseignements à tirer de la récente expérience ivoirienne en matière de Souveraineté monétaire.

Partie 1 : Pr Nicolas Agbohou – 1er Anniv. de la LPC-UMOJA http://www.dailymotion.com/video/xknfxj

Partie 2 : Pr Nicolas Agbohou – 1er Anniv. de la LPC-UMOJA http://www.dailymotion.com/video/xknga3

Partie 3 : Pr Nicolas Agbohou – 1er Anniv. de la LPC-UMOJA http://www.dailymotion.com/video/xkngui

Partie 4 : Pr Nicolas Agbohou – 1er Anniv. de la LPC-UMOJA http://www.dailymotion.com/video/xkngij

© pierreboundit – 22 août 2011

12345

Le chat à neuf queues |
Blog de Jean-Louis Simon |
ATTAC Burkina Faso |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les délibérations du Consei...
| The meilleur of l 'actualit...
| jaime ma France