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L’importance décisive du Pan-Africanisme aujourd’hui : Quelques stratégies sur le plan politique, par Henda Diogène SENNY.

Contribution de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U) au Grand Meeting Européen de l‘Afrocentricité et du Pan-Africanisme du 12 et 13 mai 2012 à Paris, organisé par Afrocentricity International (A.I.)

Thème d’intervention :

« L’importance décisive du Pan-Africanisme aujourd’hui : Quelques stratégies sur le plan politique. »

     I.            Remerciements.

Je voudrais, tout d’abord, au nom de la Ligue Panafricaine du Congo  -  UMOJA (LPC-U) dont les membres du Bureau sont présents dans cette assemblée, remercier les Sœurs et les Frères qui se sont investi dans l’organisation de cet évènement. L’engagement militant exige de nous beaucoup de sacrifices, c’est ici l’occasion de remercier toutes celles et tous ceux qui ont pris sur eux pour sa réussite.

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Diogène SENNY et Ama MAZAMA

Ensuite, je tiens à préciser que mon intervention, n’est pas une analyse personnelle destinée à nourrir la réflexion contemporaine du Panafricanisme. Mon intervention est l’analyse qui sous-tend l’action réelle, concrète et décisive d’une organisation, la Ligue Panafricaine du Congo  -  UMOJA.

Par conséquent, par ma voix et ma modeste personne, chères Sœurs et chers Frères, vous avez une organisation qui se bat depuis deux ans clairement sur des positions laissées libres ou abandonnées par nombre de Panafricains. Nous venons donc lancer un appel, faire prendre conscience et espérer qu’une nouvelle ère pour les Panafricains est arrivée, c’est-à-dire le temps de l’action politique et de la conquête du pouvoir.

Venons-en à notre analyse.

Il nous a été demandé de faire une analyse sur le thème suivant : « L’importance décisive du Pan-Africanisme aujourd’hui : Quelques stratégies sur le plan politique ».

Nous ferons rapidement un état des lieux sur la place du Panafricanisme politique dans l’échiquier politique africain et nous présenterons les propositions de la LPC-U. (suite…)

Grand Meeting de l’Afrocentricité à Paris, le Secrétaire Général de la LPC-U, Henda Diogène SENNY défend les positions de son organisation.

Thème d’intervention :
L’importance décisive du Pan-Africanisme aujourd’hui : Quelques stratégies sur le plan politique
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Par Henda Diogène SENNY,
Secrétaire général de la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U)

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© pierreboundit — 16 mai 2012.

Congopage : La Ligue Panafricaine du Congo UMOJA a fait sa Conférence de presse

La Ligue Panafricaine du Congo UMOJA a fait sa Conférence de presse

samedi 5 mai 2012

Congopage : La Ligue Panafricaine du Congo UMOJA a fait sa Conférence de presse dans Général e2113c0dd7640caa8ec202f072de414d

Le bureau de la Ligue : Diogène Senny, Pierre Eboundit, Marlette Kyssama-Nsona

Comprendre les mécanismes de l’aliénation à laquelle sont sujets nos Etats africains n’est pas chose évidente. La ligue panafricaine du Congo (LPC UMOJA) , selon son bureau, a, entre autres vocations, éclairer le citoyen lambda sur la façon dont se sert l’Etat colonial, la France, dans ce marché de dupes qu’est le Franc Cfa, ce depuis 1947. C’est la problématique posée par son bureau qui a convoqué une conférence de presse les 7 et 8 avril 2012 à Paris.

La dette

Prenons l’exemple de la dette. Le constat amer est que l’ancienne puissance coloniale se sert de l’Afrique pour lui tirer les marrons du feu. La dette étant une notion générique, la Ligue fait la distinction entre dette odieuse, illégitime celle-là, et dette légale, rite économique normal. La dette odieuse est celle qui enrichit les dirigeants africains et les créanciers européens qui, somme toute, reprennent de la main gauche ce qu’ils donnent de la main droite, le tout dans un cynique jeu de complicités : point de corrompus sans corrupteurs et, vice versa.

On s’endette pour acheter des armes

Odieuse, cette dette l’est effectivement, car, en plus d’enrichir bailleurs et débiteurs, elle a permis, d’acheter des armes (pendant les récentes guerres civiles au Congo) qui ont servi à massacrer, en définitive, les Congolais au nom desquels ces dettes ont été contractées. C’est indiscutable : il faut sortir du Fcfa, créer sa propre monnaie. L’Angola (on peut critiquer son régime), la Ghana, le Nigeria l’ont fait. Qui doit qui ? Qui doit à qui ? Comment comprendre que malgré tous les dépôts effectués par les Etats de la zone CFA à la Banque de France depuis les années 1940, ce sont ces Etats qui soit débiteurs de la France et non l’inverse. Selon les lois simples de l’arithmétique c’est à la France de rembourser aux Etats africains. Quand le fera-t-elle ? La clé de cette arnaque se trouve dans une véritable union des Etats africains. « Divisés, nous sommes faibles, unis nous sommes forts » estime La Ligue. Faut-il une monnaie unique africaine pour parer l’escroquerie française que symbolise le Franc CFA ? Cela va sans dire.

Armée interafricaine

La Ligue qui n’est pas panafricaniste pour rien, préconise également qu’il y ait une armée interafricaine, ce qui ôterait l’envie au premier général noir venu de faire un coup d’état car il se mettrait à dos toute l’armée des Etats-Unis d’Afrique. Vous imaginez un général américain faire un coup d’état sans se mettre à dos l’armée fédérale ? Les officiers Guinéens et Maliens qui se sont amusés à faire des putschs font partie d’un scénario inimaginable dans un contexte militaire interafricain. L’idée même de réaliser un coup de force en Côte d’Ivoire s’éloignerait des casernes quand celle-ci sont dirigées par des généraux Congolais ou Mozambicains.

Les Etats-Unis d’Afrique

Le concept (les Etats-Unis d’Afrique) n’est pas nouveau. Déjà dans les années 1950, Barthélémy Boganda le préconisa. L’union fait la force ; par conséquent, pour faire face à la…mondialisation, rien de tel que réclamer une véritable indépendance, comme, par exemple, sortir du CFA. Toute la question de la désaliénation se situe peut-être là. Youlou, homme d’église, Léon Mba combattirent le leader centrafricain, Barthélémy Boganda (également homme d’église) dont les idées, malgré tout, furent reprises par un autre panafricaniste, Abel Ngoumba, récemment décédé. Depuis ce refus unitaire, les Africains paient leur replis nationaliste.

Langue commune

Il ne s’agit pas seulement de l’armée : le concept panafricain doit concerner aussi la langue commune à tous les Etats du continent noir. S’agira-t-il du swahili, de l’haoussa, du lingala ? En attendant de trouver l’outil commun, il y a lieu d’introduire les langues maternelles dans la scolarisation des enfants. Le français, langue non maîtrisée en milieu rural, ne permet pas à l’enfant d’acquérir des connaissances. Assurément, les ravages de l’ethnologie coloniale seraient sans efficace si l’instruction, facteur de la prise de conscience, était totale. Si les Congolais avaient seulement lu les travaux des égyptologues, ils auraient appris que les populations d’Afrique Centrale et d’Afrique du Sud ont un ancêtre commun, le proto-bantou. Par conséquent le tribalisme est une aberration ; dire que les sudistes sont plus (ou moins) intelligents que les nordistes est un non-sens psychopédagogique. Voilà pourquoi, les militants devraient se rassembler non pas en fonction des affinités ethniques mais selon les projets politiques. Les partis formés sur la base régionaliste font en général long feu. De ce fait la crédibilité de nombre de leaders est mise en doute parce que, retournement de veste, leur militantisme sur la place de Paris donne suite à une collaboration au régime en place une fois rentrés à Brazzaville.

Théophile Obenga

La négation de ses convictions : serait-ce le cas de Théophile Obenga, grand panafricaniste aujourd’hui en collusion avec un pouvoir loin de s’inscrire dans la droite ligne de Lumumba, Kwamé Nkruma ou Barthélémy Boganda ? « Sa route a bifurqué » a admis, en substance, le bureau de la Ligue. Mais force est de reconnaître (a poursuivi le bureau) que Théophile Obenga a contribué au combat, en l’occurrence celui de Cheick Anta Diop. Il a, du reste, payé cher son positionnement panafricaniste, puisque banni de l’encadrement universitaire français, à l’inverse des chercheurs comme Elikia Mbokolo.

Position de la LPC UMOJA

Cela dit, quelle est la position de la Ligue dans le champ politique congolais ? « On n’est pas un parti politique, on est une force de propositions » avouent les conférenciers. «  La ligue doit dépasser les chapelles  », estime-t-on. «  Il y a une manie chez nombre de Congolais, celle de la suspicion lorsqu’on ne va pas dans la même direction qu’eux  » déplore le bureau. Parti avant-gardiste, La Ligue regrette de ne pas occuper le devant de la scène depuis le temps qu’existe l’idée panafricaniste.

Consignes de vote

Quant aux consignes de vote, la Ligue dit clairement aux Français d’origine congolaise de prendre leurs responsabilités. De toute manière ce n’est pas La France qui sortira nos pays du joug de la crise. Un coup elle bombarde en Côte d’Ivoire ; un coup elle laisse bombarder au Mali. Moralité : il faut compter sur ses propres forces pour se désaliéner.

L’extrême-droite

Marine Le Pen aurait-elles les mêmes analyses que La Ligue sur le Franc CFA, monnaie qu’il ne faudra plus arrimer à la Banque de France ? Qu’on ne se leurre pas. Naïve serait l’attitude qui consiste à croire que l’extrême-droite se soucie du sort des Africains, un peuple racialement discriminé par le père de Marine Le Pen.

Aventuriers des temps modernes

Coup de chapeau au bureau de la Ligue pour avoir mené avec brio les débats : Pierre Eboundit, Senny Diogène, Kyssama Nsona, Obambi, les « aventuriers des temps modernes » Ce sont ceux qui sortent des sentiers battus qui changent la face du monde, a fortiori s’ils sont sincères dans leur combat.

Conclusions

Prochain rendez-vous le 2 juin 2012 ; colloque à l’IREA : thème de discussion « Les armées africaines », sujet en relation avec les explosions du 4 mars à Brazzaville dans une caserne située au cœur d’habitations civiles.

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Pierre Eboundit, Président de la LPC Umoja
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Marlette Kyssama-Nsona : chargée de la prospective et de la formation

Ont répondu aux questions de l’auditoire :

Marlette Kyssama-Nsona : Secrétaire, chargée de la Prospective et de la Formation

Henda Diogène Senny : Secrétaire Général, chargé de l’Organisation et la Communication

Pierre Eboundit : Président

La modération a été assurée par Obambé Gakosso : Secrétaire Général-Adjoint, Porte-parole

http://lpcumoja.unblog.fr/2012/05/

Source : http://www.congopage.com/La-Ligue-Panafricaine-du-Congo

 

© pierreboundit — 07 mai 2012.

 

Conférence de presse de la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA, suite aux Universités des 7 et 8 avril 2012 à Paris

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Ont répondu aux questions de l’auditoire :
Marlette Kyssama-Nsona : Secrétaire, chargée de la Prospective et de la Formation
Henda Diogène Senny : Secrétaire Général, chargé de l’Organisation et la Communication
Pierre Eboundit : Président

La modération a été assurée par Obambé Gakosso : Secrétaire Général-Adjoint, Porte-parole

Ci-dessous, Vidéo de la Déclaration finale des Universités de la LPC-U

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© pierreboundit — 02 mai 2012.

LPC-Umoja : Déclaration finale, suite aux premières Universités tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012.

Déclaration finale de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA, suite aux premières Universités  tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012.

 Le samedi 7 et le dimanche 8 avril 2012, se sont tenus à Paris (France) les premières Universités de la LPC-UMOJA. Dans ce cadre, les thématiques suivantes ont été abordées :

  • Analyse générale ;
  • Les questions d’éducation ;LPC-Umoja : Déclaration finale, suite aux premières Universités tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012. dans Communiqué DSC00782-150x99
  • Les dettes odieuses et illégitimes ;
  • La sortie du franc CFA ;
  • Les questions d’actualité africaine.

Sur les questions d’analyse générale

La LPC-UMOJA interpelle les Africains sur le fait que les élections et la prise de pouvoir ne sont pas une fin en soi. Le plus important n’est pas d’arriver aux affaires et de se répartir les postes, mais d’avoir à cœur le bien-être des populations africaines et, pour la LPC-UMOJA, ce bien-être passe par la mise en pratique d’un programme panafricaniste. Il s’agit d’être le plus possible fidèle aux idéaux des précurseurs du panafricanisme et de la construction d’un État supranational africain.

La LPC-UMOJA affirme qu’elle se doit d’être en permanence aux côtés des populations africaines et réaffirme son soutien à toutes les forces panafricaines dans leurs luttes quotidiennes.

La LPC-UMOJA se tient au-dessus des querelles de chapelle qui divisent et font tant de mal à la grande famille panafricaine. Peu importe le leader historique dont un mouvement de lutte, panafricain, peut se réclamer, il s’agit de lutter ensemble pour un mieux-être des populations africaines, où qu’elles soient. La LPC-UMOJA a à cœur de réunir les panafricains autour de projets fédérateurs et ne laissera jamais la place à la moindre faille de courants ou autres écoles de pensées. (suite…)

La marche d’Isis aux seins nus, par Shemsou-Hor.

LIBRES OPINIONS – LIBRES OPINIONS – LIBRES OPINIONS.

LA MARCHE D’ISIS AUX SEINS NUS

 

Il n’y a rien de plus précieux dans l’œuvre de la Création que la vie, Ankh. L’importance de la vie est telle que, depuis notre plus profonde antiquité, les Dieux l’ont célébré et les hypostases l’ont chanté. Les prêtres l’ont enseigné et les Rois l’ont porté.

 La vie nous est donnée par Dieu, à travers la femme, notre mère ; la Femme-Mère-Isis. Nos écritures nous enseignent que, la mère-Isis prend une importante place dans cette œuvre telle que, lorsqu’Osiris-Homme perd sa vie, c’est la Femme-Mère qui lui redonne vie.

La Femme-Mère est ainsi, non seulement celle par qui le Créateur transmet la vie, mais aussi, celle qui, par une sorte de magie, redonne vie à toute chose.La marche d'Isis aux seins nus, par Shemsou-Hor. dans Culture Isis-M%C3%A8re-qui-transmet-la-vie-300x225

 La vie est donc un bien précieux puisqu’elle est donnée à nous par Dieu. Quiconque ôte délibérément la vie à autrui, détruit ce que Dieu a permis. Dans la société humaine moderne, l’organisation de la chose publique, la Res Publica, est confiée au Gouvernement par le peuple sous le contrôle de sa représentation, le Parlement.

Le Congo ne déroge pas à cette règle. Le peuple congolais a donc confié à son gouvernement, la gestion de la chose publique. Ce privilège que le peuple accorde à un gouvernement, s’accompagne d’un certain nombre de Droits mais aussi des Devoirs. (suite…)

INVITATION : Conférence de Presse de la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U)

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

La Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U) vous prie de lui faire l’honneur de prendre part à la Conférence de presse

consécutive aux Universités de la LPC-Umoja, ce dimanche 8 avril 2012 – 14h00, à Paris : Salle Ageca : 177, INVITATION : Conférence de Presse de la Ligue Panafricaine du Congo - UMOJA (LPC-U) dans Communiqué lpcvofficielle-e1326535335879 RUE de Charonne 75011 Paris  -  Tél : 01.43.70.35.67 – Métro Alexandre Dumas (Ligne 2)  -  Bus 76 (Arrêt Charogne Bagnolet)

 Deux séries de questions seront abordées.

Questions d’Actualités :

-      Congo : explosions des dépôts d’armes de guerre du 4 mars 2012 (questions de responsabilité politique et administrative, situation des sinistrés…) ;

L’état de la démocratie congolaise : querelles électorales, relation pouvoir / opposition …

-      Afrique : Coup d’état au Mali ; Élections présidentielles en RD-Congo et au Sénégal ; Situations au Soudan …

  1. Questions Structurelles :

 

-      Dettes odieuses et illégitimes : (Renégociation – Restructuration – Moratorium – Défaut…)

-      La répression monétaire du Franc CFA.

-      L’Enseignement dans le dispositif éducatif en Afrique : les raisons d’une rupture. Le cas du Congo…

 

 

Salutations panafricaines.

 

« L’UNITE EST NOTRE BUT, LA VICTOIRE NOTRE DESTINEE ».

 

Le Bureau exécutif de la LPC-U

 

Contacts :

Mail : lipaco.33@gmail.com

Blog: http://lpcumoja.unblog.fr

Radio LPC-Umoja: http://lpcumoja.unblog.fr/category/radio/

© pierreboundit — 01 avril 2012.

Livre: est sorti chez L’Harmattan : «L’Autocritique du M22» de Diawara, Ikoko, Bakekolo et Olouka

Livre: est sorti chez L’Harmattan : «L’Autocritique du M22» de Diawara, Ikoko, Bakekolo et Olouka (*)

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A la suite de l’échec du putsch du 22 février 1972, conduit par l’aile gauche du P.c.t (Parti congolais du travail), incarnée par le groupe1 et dirigée par Ange Diawara-Farimaka, une poignée de révolutionnaires rescapés de la répression se replie dans la campagne. Mais auparavant, refugiés chez un coopérant français, à Moungali, les officiers Ange Diawara-Farimaka, Jean Baptiste Ikoko, et les sous-officiers Jean Claude Bakekolo et  Pierre Olouka se penchent sur le passé de la Révolution congolaise. Leurs débats aboutissent à l’élaboration d’un document politique d’importance : «Autocritique M22». C’est Mme Jeanne Atondi  qui en emporte le manuscrit en France. Cependant au Congo, il est diffusé dans les formes les plus sommaires chez les lycéens, étudiants militaires et ouvriers. En France, il est rendu sous forme de brochure par des coopérants français solidaires des luttes du  peuple congolais, dont le Groupe information Congo (le G.i.c). D’autres militants de gauche dont les Trotskystes en font une large diffusion. Ce document demeuré clandestin, apparait désormais au grand jour, 40 ans après, édité par les Éditions L’Harmattan. Il est, de ce fait, disponible.
L’ouvrage comporte un avertissement et une introduction, suivis du corps du document. Ce texte est complété par une chronologie fort brève de l’histoire du Congo et des biographies des auteurs.
Le texte s’ouvre sur la théorie relative à la naissance d’une organisation révolutionnaire. Cette théorie s’inspire de l’histoire, à la lumière des expériences marxistes. L’autocritique éclaire le cheminement du mouvement révolutionnaire congolais, dominé par le fonctionnement de ses composantes : Noumazalaye, Lissouba et Défense civile. La carence des protagonistes, c’est de s’être fourvoyés dans l’appareil politique avec la prétention d’en changer la nature, alors que celui-ci les a broyés et normalisés. L’analyse des auteurs souligne la perpétuation de la domination du Congo par des forces d’exploitation : l’impérialisme, aidé au plan intérieur par la collaboration de l’élite formant la bourgeoisie bureaucratique. Ainsi donc, cet appareil d’État néocolonial est demeuré un instrument d’asservissement au service des intérêts étrangers, et de la paupérisation du peuple. Le sens de la lutte du peuple est celui d’une libération nationale, qui appelle le recours à la violence révolutionnaire, et le noyau guérilla, (celui de Goma Tsé-Tsé) en devient le pilote. «Ce maquis doit être l’embryon d’une organisation armée devant réaliser les objectifs du noyau clandestin et appuyer fermement le front anti impérialiste» (P.75).
Ce dernier concept renvoie à une analyse marxiste, qui accepte dans les rangs des révolutionnaires, les divers éléments de la société, qui ont intérêt au triomphe de la libération du pays.
L’apport  marxiste de Diawara-Farimaka et de ses compagnons est d’avoir, pour la spécificité du Congo-Brazzaville, mis le doigt sur le réel instrument du pouvoir d’État, collaborant avec les forces extérieures pour exploiter le peuple. Il s’agit de l’Obumitri : l’organisation politique, au tour du chef de l’exécutif. Il comprend une poignée d’individus (oligarchie) formés de hauts fonctionnaires, (bureaucratie) et des officiers de la force publique (militaires) appartenant au même espace ethnorégional (tribal).  Le texte appelle à la mobilisation et à l’engagement dans la lutte armée dirigée par le noyau clandestin.
L’autocritique reste d’actualité, en ce qui concerne les forces coalisées qui pillent toujours le Congo, en complicité avec ses propres enfants.
L’autocritique, qui appelait à des contributions, n’a pu, à ma connaissance, enregistrer des suggestions et critiques. C’est le moment de les formuler, car le document d’autocritique reste d’actualité pour l’essentiel. Il est aussi utile de préciser qu’il y a une différence entre les acteurs du 22 février 1972 et les militants de l’autocritique M22. Ces derniers recrutés parmi des lycéens et étudiants, n’ont jamais adhéré au P.c.t, consacrant ainsi leur engagement de rompre d’avec l’entrisme et l’Obumitri. Ils ont adhéré à l’analyse de l’autocritique.
Lecas ATONDI-MONMONDJO

«Autocritique du M22» (Ange Diawara, Jean-Baptiste Ikoko, Jean-Claude Bakekolo, Jean-Pierre Olouka). Editions L’harmattan (2011), Collection Racines du présent. 99 Pages.
 
Note
1-) Nom de l’organisation clandestine de gauche fonctionnant à l’intérieur du P.c.t, conduite, tour à tour, par Matoumpa-Pollo, Ikoko et Diawara. Le groupe est né en octobre 1968 au camp «Les Clairons».

(*) Source : http://www.lasemaineafricaine.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3094:livre-est-sorti-chez-lharmattan–llautocritique-du-m22r-de-diawara-ikoko-bakekolo-et-olouka&catid=4:national&Itemid=3 

© pierreboundit — 12 mars 2012.

Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville.

Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville. dans Communiqué lpcuvofficielledef-300x300Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville.

C’est avec une grande tristesse et une profonde consternation que la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja (LPC-UMOJA) a pris connaissance, ce dimanche 04 mars 2012, de l’explosion d’un dépôt de munitions au régiment blindé de Mpila à Brazzaville. Cette explosion a occasionné des centaines de morts, des milliers de blessés, offrant une vision apocalyptique sur une vaste étendue de la capitale.

Profondément meurtrie, la LPC-U présente ses sincères condoléances aux familles éprouvées et au peuple congolais dans son ensemble. Elle se tient résolument aux côtés des sinistrés et de tous les blessés, auxquels elle souhaite prompt rétablissement et exprime sa solidarité. Que les âmes de tous les disparus reposent en paix.

La LPC-UMOJA encourage l’expression de solidarité, ainsi que l’hospitalité dont le peuple congolais en général et les Brazzavillois en particulier ont fait preuve envers les déplacés des quartiers concernés, déjouant ainsi les pronostics de certains politiciens qui considèrent que le Congolais est incapable d’avoir un élan naturel envers un compatriote qui ne serait pas ressortissant de sa région d’origine. Nous constatons en effet, que lors de différents conflits que notre pays a connus, les populations des arrondissements du Sud de la capitale ont pu trouver refuge au Nord de la ville et inversement, séjournant parfois même dans des familles qui jusqu’à lors, ne leur étaient liées d’aucune façon. Le peuple congolais est UN et indivisible, dans le bonheur comme dans le deuil et, c’est tous ensemble que nous devons penser l’avenir de notre pays.

Que cela soit dit ! Ce désastre, un de plus dans l’océan de souffrances que connaît le peuple congolais n’est pas un coup du sort, ni le fait du hasard. Nous assistons là, impuissants, à une conséquence macroscopique de grosses défaillances de l’État dans tous les domaines de la vie publique. En effet, les nominations à de hautes fonctions dans l’administration publique, sur des bases tribales ou par cooptation, les promotions non méritées au sein d’une armée devenue clanique, l’absence de sanctions lors de défaillances, la dilapidation de deniers publics, la promotion de l’esprit courtisan au détriment du mérite, etc., ont pour contrecoup aujourd’hui, la désorganisation totale de l’armée, des forces de sécurité, des services hospitaliers, de la protection civile et du système éducatif.

Le Congo aujourd’hui est incapable de mobiliser des outils modernes pour faire face à la situation puisque les services concernés – quand ils existent ! – sont structurellement défaillants. Nous avons ainsi constaté que les populations ont quitté leurs domiciles par leurs propres moyens et n’ont pas été évacuées comme cela aurait dû être fait dans un État digne de ce nom, les blessés graves ont été transportés dans les hôpitaux à dos d’homme ou dans des brouettes, puisque le Congo ne dispose pas de parc d’ambulances ; ces mêmes hôpitaux sont complètement saturés malgré le dévouement du personnel soignant car, même en temps normal, le nombre de lits n’est pas suffisant. Il est tout de même étonnant qu’un pays qui a connu une succession de drames n’ait jamais pensé à installer un véritable service de protection civile. De l’aveu même des autorités, des médicaments vont être réquisitionnés dans les pharmacies, ce qui indique clairement que l’État ne dispose pas de stock stratégique de médicaments pour faire face aux situations de crise.

De nombreux sinistrés n’ont à ce jour, reçu aucune assistance ; certains dormant encore à la belle étoile. Le gouvernement congolais une fois encore est incapable d’assurer sa principale mission régalienne qui est celle de garantir la sécurité pour tous, et s’en remet une fois de plus à une hypothétique aide étrangère.

Au regard de tout ce qui vient d’être dit :

La LPC-UMOJA s’insurge de ce que l’armée, institution publique, soit depuis les événements du 05 juin 1997, confisquée par un clan et soit gérée de façon complètement opaque. L’arsenal de guerre composée d’armes lourdes accumulé année après année par le gouvernement pour des raisons inavouables, est stocké en plein dans la ville, faisant fi des règles élémentaires de sécurité.

La LPC-UMOJA exige que le tabou sur la question militaire soit définitivement levé. Aucune Raison ou Secret d’État, ne doit entraver la vérité quand l’Armée, dont le rôle est de protéger et de sécuriser les biens et les personnes, devient depuis plusieurs années une source d’insécurité majeure dans notre pays.

Institution républicaine au même titre que la Justice ou la Fonction publique, l’Armée ne doit plus échapper au débat public et citoyen. Elle doit cesser d’être une affaire personnelle ou privée du Président de la République, au service de desseins qui échappent à tout contrôle des citoyens.

La LPC-UMOJA en appelle à tous les acteurs politiques et de la société civile de faire désormais de la transparence relative à la question militaire, un impératif politique.

La LPC-UMOJA exige la délocalisation immédiate des autres dépôts d’armes intra-urbains tant à Brazzaville que dans d’autres localités du pays, et la mise en place d’une commission indépendante devant laquelle devra répondre le Chef de l’État, chef des Corps d’Armée, car de son propre aveu, la décision de retrait des casernes de la ville vers les périphéries prises, depuis deux ans n’a jamais connu la moindre application.

La LPC-UMOJA émet des réserves sur les déclarations des membres du gouvernement, quant aux circonstances dans lesquelles ces explosions ont été déclenchées, et exige que non seulement une enquête indépendante soit diligentée, mais que ses conclusions soient rendues publiques au moment venu et les responsables sanctionnés.

La LPC-UMOJA demande que les différentes victimes soient indemnisées à hauteur du préjudice subi, tout comme doivent l’être les victimes des conflits armés passés, qui à ce jour n’ont reçu aucune indemnisation.

La LPC-UMOJA met en garde le gouvernement contre la tentative de minimiser le nombre total de victimes comme cela avait été le cas lors de l’accident ferroviaire de Yanga en juin 2010. Les Congolais ont le droit de connaître la vérité.

Pour finir, la LPC-UMOJA rappelle que la gestion clanique des armées nationales est hélas commune à de nombreux pays africains. Attachée à l’idéal panafricain, la LPC-UMOJA reste convaincue que seule une armée fédérale africaine peut servir de garde-fou contre les velléités de tribalisation et de captation de l’institution militaire à des fins de conservation du pouvoir.

 

Le Bureau Exécutif,

Paris, le 05 mars 2012

Contact :

Site : http://lpcumoja.unblog.fr/

Mail : lipaco.33@gmail.com

 

© pierreboundit — 05 mars 2012.

 

22 février 1972 – 22 février 2012 : Il y a 40 ans éclata la rupture au sein du P.C.T : récit de l’événement

22 février 1972 – 22 février 2012 : Il y a 40 ans éclata la rupture au sein du P.C.T : récit de l’événement PDF Imprimer
Samedi, 25 Février 2012 08:49 – Source : La semaine Africaine du Samedi 25 février 2012.
Le Lieutenant Ange Diawara.

22 février 1972. U22 février 1972 – 22 février 2012 : Il y a 40 ans éclata la rupture au sein du P.C.T : récit de l’événement dans Général n_a1n équilibre est rompu au sein du pouvoir, au Congo-Brazzaville. C’est, particulièrement, la grève estudiantine, notamment à Brazzaville et  Pointe-Noire, en novembre 1971, qui en aura été le catalyseur. En effet, dans le pouvoir, les uns accusent les autres d’être les instigateurs des grévistes dans les collèges et les lycées. Les accusés sont considérés comme la gauche, et les accusateurs, la droite. Chacune de ces deux tendances cherchant à éliminer l’autre, c’est l’équilibre droite-gauche qui est rompu, par l’évènement du 22 février 1972. Une rupture qui deviendra  violente et sanglante. Ce jour-là, dans la  matinée, un message radio-diffusé du président Marien Ngouabi, depuis Pointe-Noire où il est arrivé la veille, est coupé. Par la suite, un autre message est entièrement diffusé sur les mêmes ondes de la radio nationale, depuis Brazzaville, qui déclare, en substance : la situation qui prévaut est une action des forces de gauche contre un coup d’Etat du Commandant Jacques Joachim Yhombi Opango, chef d’Etat-major de l’armée et commandant de la zone militaire de Brazzaville. On saura, plus tard, que ce message est lu par le sous-lieutenant Alphonse Mantessa (qui venait d’être exclu  du P.C.T, le parti unique au pouvoir), et écrit par Ambroise Noumazalaye, membre du bureau politique du P.C.T, chargé de la commission du plan. Ensuite, «La Voix de la Révolution Congolaise» n’émet plus. Ses bâtiments sont occupés par les militaires du bataillon d’infanterie. Ils s’en retireront, vers 12h.
Dans l’après midi, à 16h, «La Voix de la Révolution Congolaise» émet à nouveau. Tous les environs sont cernés par plusieurs chars du régiment blindé. Une déclaration du Commandant Yhombi, considéré comme étant de la droite, est radiodiffusée, sur un ton  martial : en résumé, il fustige la mutinerie du bataillon d’infanterie et les officiers félons. Il assure avoir le contrôle de la situation.
Le président Marien Ngouabi est rentré à Brazzaville, après avoir effectué un atterrissage de fortune sur la route nationale n°2, près d’une localité située à environ 45 kms au Nord de la capitale.
Son message, interrompu dans la matinée, passe, entièrement, sur les ondes : il s’étonne de la situation politique qui s’est inopinément créée à Brazzaville, en son absence ; il demande aux uns et aux autres de se garder de faire couler le sang.
En fait, à Brazzaville, après avoir sensibilisé et alerté les militants les plus engagés dans les arrondissements et parmi les lycéens, c’est dans la nuit du 21 au 22 février 1972 que les forces de gauche passent à l’offensive,  sous le leadership du Lieutenant Ange Diawara, ancien chef du corps de la défense civile, membre du bureau politique du comité central du P.C.T,  commandant du bataillon d’infanterie et membre du Haut-commandement de l’armée. Ces forces occupent non seulement la radio nationale, mais contrôlent aussi l’aéroport Maya-Maya. Si elles ont de nombreux partisans au groupement aéroporté, elles n’ont, par contre, pas suffisamment gagné à leur cause, les militaires du régiment blindé. Alors, Ange Diawara, dans la mi-journée de ce 22 février, demande aux militants rassemblés dans les quartiers, de ne pas descendre dans les rues (seuls, n’ayant pas suivi le mot d’ordre, des scolaires mobilisés par l’U.G.E.E.C (Union générale des élèves et étudiants du Congo), à partir du lycée du Drapeau-Rouge, marcheront jusqu’à la radio), et à ses forces militaires de se retirer des lieux qu’elles occupent. Les personnalités, politiquement classées à droite et arrêtées au petit matin, telles que Pierre Nzé, membre du bureau politique chargé de l’organisation, presse et propagande, maître Aloyse Moudiléno-Massengo, ministre de la justice, et Henri Lopès, ministre des affaires étrangères, sont relaxées. Ce jour-là, le feu ne sera jamais ouvert, il n’y aura aucune victime.
Mais, pour la gauche, c’est la défaite. Alors que le plan d’Ange Diawara prévoyait une insurrection populaire ou, à tout le moins, de militants, ce ne sont, finalement, que les militaires qui sont apparus, et l’action a ainsi abouti à un putsch…, un putsch manqué.
Une répression brutale s’ensuit sur tous les militants connus, qu’ils aient ou non été impliqués dans cette action. Plus de mille arrestations à Brazzaville et Pointe-Noire, dont près de 300 personnes auront été détenues. Des tortures et sévices, ainsi que des assassinats sommaires.
Pour cette action du 22 février 1972, l’offensive a été, de toute évidence, précipitée et le repli n’a pas été planifié. La plupart des dirigeants, recherchant un refuge, se sont, facilement, fait arrêter par les forces légales à leurs trousses. Tel est le cas des Sous-lieutenants Camille Bongou, Benoît Moundélé-Ngollo et Benjamin Ndala, de Julien Lecas Atondi-Monmondjo ou Jean Saturnin Malonga. Cependant, Ambroise Noumazalaye, face à l’échec, s’est rendu de lui-même aux autorités en place.
Prosper Matoumpa-Mpolo, Sous-lieutenant, ancien ministre de la jeunesse et ancien préfet  du Kouilou dont le chef-lieu est Pointe-Noire, est le dirigeant de l’action du 22 février dans cette ville, où il sera, sans jugement, assassiné. A Brazzaville, quatre détenus seront, en pleine nuit, enlevés de la maison d’arrêt. Parmi eux, Elie Théophile Itsouhou, membre du comité central et collaborateur de Pierre Nzé, à l’organisation, Franklin Boukaka, animateur culturel et grand compositeur de mélodies agréables et engagées. Direction… cimetière de la Tsiémé ! C’est là que les deux seront, sans aucune forme de procès, assassinés, tandis que les deux autres parviendront à s’échapper.
Ce jour-là même du 22 février, le groupe, composé notamment d’Ange Diawara, du Sous-lieutenant Jean-Baptiste Ikoko, des Sergents Jean-Pierre Olouka et Jean-Claude Bakékolo, échappe aux poursuites et se réfugie à la campagne.
A la suite du putsch manqué, il règne à Brazzaville et Pointe-Noire notamment, une atmosphère de terreur: féroce surveillance policière ; perquisitions par-ci, par-là ; manifestations de colère simulée de la foule où l’on fait crier contre les prisonniers: «Au poteau! Au poteau!». Le 28 février 1972, une cour martiale est créée (ce sont trois militaires jugeant à huis clos), pour 183 détenus. Son verdict est rendu public presqu’un mois plus tard, le 25 mars: 52 condamnations à mort sont prononcées. Fortes pressions diplomatiques des ambassades des pays de l’Europe de l’Est, pressions de l’opinion française et internationale, à tel point que Marien Ngouabi, à l’opposé de la majorité de son comité central, prend seul l’initiative d’annoncer la suspension des exécutions. Un décret présidentiel commue en réclusion criminelle à perpétuité les peines capitales prononcées.
Les détenus seront, en avril, répartis dans les différentes prisons du pays. Le 22 février 1972, la gauche congolaise a gravement échoué.
Pour bon nombre d’analystes, c’est l’étape finale de la liquidation des conquêtes sociales du mouvement né en août 1963. Désormais, en particulier, le culte et la pratique du tribalisme se renforcent davantage dans l’armée, les institutions politiques et économiques, les ministères, les ambassades.

 Auteur : Jean BATANTOU (Bajean)
Pour comprendre davantage la période du 22 février 1972, lire :
- La Semaine Africaine, numéros des années 1971 et 1972
- Marien Ngouabi, «Vers la construction d’une société socialiste en Afrique», Edition Présence Africaine.
- Pierre Eboundit, «Le M 22, Une expérience au Congo, Devoir de mémoire», Éd. Ccinia communication, Paris.
- A. Diawara, JB Ikoko, JC Bakékolo, JP Olouka, «Autocritique du M 22», Ed. L’Harmattan (vient d’être édité).

 

© pierreboundit – 25 février 2012.

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