Archives pour la catégorie Politique

LPC-Umoja : Déclaration finale, suite aux premières Universités tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012.

Déclaration finale de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA, suite aux premières Universités  tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012.

 Le samedi 7 et le dimanche 8 avril 2012, se sont tenus à Paris (France) les premières Universités de la LPC-UMOJA. Dans ce cadre, les thématiques suivantes ont été abordées :

  • Analyse générale ;
  • Les questions d’éducation ;LPC-Umoja : Déclaration finale, suite aux premières Universités tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012. dans Communiqué DSC00782-150x99
  • Les dettes odieuses et illégitimes ;
  • La sortie du franc CFA ;
  • Les questions d’actualité africaine.

Sur les questions d’analyse générale

La LPC-UMOJA interpelle les Africains sur le fait que les élections et la prise de pouvoir ne sont pas une fin en soi. Le plus important n’est pas d’arriver aux affaires et de se répartir les postes, mais d’avoir à cœur le bien-être des populations africaines et, pour la LPC-UMOJA, ce bien-être passe par la mise en pratique d’un programme panafricaniste. Il s’agit d’être le plus possible fidèle aux idéaux des précurseurs du panafricanisme et de la construction d’un État supranational africain.

La LPC-UMOJA affirme qu’elle se doit d’être en permanence aux côtés des populations africaines et réaffirme son soutien à toutes les forces panafricaines dans leurs luttes quotidiennes.

La LPC-UMOJA se tient au-dessus des querelles de chapelle qui divisent et font tant de mal à la grande famille panafricaine. Peu importe le leader historique dont un mouvement de lutte, panafricain, peut se réclamer, il s’agit de lutter ensemble pour un mieux-être des populations africaines, où qu’elles soient. La LPC-UMOJA a à cœur de réunir les panafricains autour de projets fédérateurs et ne laissera jamais la place à la moindre faille de courants ou autres écoles de pensées. (suite…)

INVITATION : Conférence de Presse de la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U)

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

La Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U) vous prie de lui faire l’honneur de prendre part à la Conférence de presse

consécutive aux Universités de la LPC-Umoja, ce dimanche 8 avril 2012 – 14h00, à Paris : Salle Ageca : 177, INVITATION : Conférence de Presse de la Ligue Panafricaine du Congo - UMOJA (LPC-U) dans Communiqué lpcvofficielle-e1326535335879 RUE de Charonne 75011 Paris  -  Tél : 01.43.70.35.67 – Métro Alexandre Dumas (Ligne 2)  -  Bus 76 (Arrêt Charogne Bagnolet)

 Deux séries de questions seront abordées.

Questions d’Actualités :

-      Congo : explosions des dépôts d’armes de guerre du 4 mars 2012 (questions de responsabilité politique et administrative, situation des sinistrés…) ;

L’état de la démocratie congolaise : querelles électorales, relation pouvoir / opposition …

-      Afrique : Coup d’état au Mali ; Élections présidentielles en RD-Congo et au Sénégal ; Situations au Soudan …

  1. Questions Structurelles :

 

-      Dettes odieuses et illégitimes : (Renégociation – Restructuration – Moratorium – Défaut…)

-      La répression monétaire du Franc CFA.

-      L’Enseignement dans le dispositif éducatif en Afrique : les raisons d’une rupture. Le cas du Congo…

 

 

Salutations panafricaines.

 

« L’UNITE EST NOTRE BUT, LA VICTOIRE NOTRE DESTINEE ».

 

Le Bureau exécutif de la LPC-U

 

Contacts :

Mail : lipaco.33@gmail.com

Blog: http://lpcumoja.unblog.fr

Radio LPC-Umoja: http://lpcumoja.unblog.fr/category/radio/

© pierreboundit — 01 avril 2012.

Explosions dans une caserne de l’Armée à Brazzaville : témoignages

Explosions dans une caserne de l’Armée à Brazzaville : témoignages(1)

 L’ensemble des témoignages indique clairement l’écart de plus en plus grand entre le Peuple congolais, endeuillé et en colère, et le mensonge éhonté, doublé d’une propagande indécente des autorités congolaises dans les ondes nationales et internationales. La faute à personne, aucune responsabilité située, aucune démission… telle est la ligne de défense d’un gouvernement irresponsable, impopulaire et illégitime.
Le témoignage du Colonel Mabandza Jean-Marie, montre clairement que la compétence et le mérite dans l’Armée congolaise ne sont plus les critères de gestion d’une armée, devenue clanique.

La Ligue Panafricaine du Congo-Umoja (LPC-U) se tient aux côtés de ce Peuple tant meurtri et travaille sans relâches avec tous les patriotes afin que le Peuple africain en général, et congolais en particulier, puisse reconquérir son destin.
A ce lien, la déclaration de la LPC-U :

http://lpcumoja.unblog.fr/2012/03/05/declaration-de-la-ligue-panafricaine-du-congo-umoja-suite-aux-evenements-tragiques-survenus-ce-dimanche-04-mars-2012-a-brazzaville/

1. Témoignages des Citoyens congolais

2.  Témoignage du Colonel  Mabandza Jean-Marie, officier des Forces Armées Congolaises (FAC)

Première partie :

Deuxième partie :

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(1) Source : http://www.frtdh.org/audios.php?catNo=1

Mpila,  Le chaos

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

© pierreboundit — 08 mars 2012.

Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville.

Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville. dans Communiqué lpcuvofficielledef-300x300Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville.

C’est avec une grande tristesse et une profonde consternation que la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja (LPC-UMOJA) a pris connaissance, ce dimanche 04 mars 2012, de l’explosion d’un dépôt de munitions au régiment blindé de Mpila à Brazzaville. Cette explosion a occasionné des centaines de morts, des milliers de blessés, offrant une vision apocalyptique sur une vaste étendue de la capitale.

Profondément meurtrie, la LPC-U présente ses sincères condoléances aux familles éprouvées et au peuple congolais dans son ensemble. Elle se tient résolument aux côtés des sinistrés et de tous les blessés, auxquels elle souhaite prompt rétablissement et exprime sa solidarité. Que les âmes de tous les disparus reposent en paix.

La LPC-UMOJA encourage l’expression de solidarité, ainsi que l’hospitalité dont le peuple congolais en général et les Brazzavillois en particulier ont fait preuve envers les déplacés des quartiers concernés, déjouant ainsi les pronostics de certains politiciens qui considèrent que le Congolais est incapable d’avoir un élan naturel envers un compatriote qui ne serait pas ressortissant de sa région d’origine. Nous constatons en effet, que lors de différents conflits que notre pays a connus, les populations des arrondissements du Sud de la capitale ont pu trouver refuge au Nord de la ville et inversement, séjournant parfois même dans des familles qui jusqu’à lors, ne leur étaient liées d’aucune façon. Le peuple congolais est UN et indivisible, dans le bonheur comme dans le deuil et, c’est tous ensemble que nous devons penser l’avenir de notre pays.

Que cela soit dit ! Ce désastre, un de plus dans l’océan de souffrances que connaît le peuple congolais n’est pas un coup du sort, ni le fait du hasard. Nous assistons là, impuissants, à une conséquence macroscopique de grosses défaillances de l’État dans tous les domaines de la vie publique. En effet, les nominations à de hautes fonctions dans l’administration publique, sur des bases tribales ou par cooptation, les promotions non méritées au sein d’une armée devenue clanique, l’absence de sanctions lors de défaillances, la dilapidation de deniers publics, la promotion de l’esprit courtisan au détriment du mérite, etc., ont pour contrecoup aujourd’hui, la désorganisation totale de l’armée, des forces de sécurité, des services hospitaliers, de la protection civile et du système éducatif.

Le Congo aujourd’hui est incapable de mobiliser des outils modernes pour faire face à la situation puisque les services concernés – quand ils existent ! – sont structurellement défaillants. Nous avons ainsi constaté que les populations ont quitté leurs domiciles par leurs propres moyens et n’ont pas été évacuées comme cela aurait dû être fait dans un État digne de ce nom, les blessés graves ont été transportés dans les hôpitaux à dos d’homme ou dans des brouettes, puisque le Congo ne dispose pas de parc d’ambulances ; ces mêmes hôpitaux sont complètement saturés malgré le dévouement du personnel soignant car, même en temps normal, le nombre de lits n’est pas suffisant. Il est tout de même étonnant qu’un pays qui a connu une succession de drames n’ait jamais pensé à installer un véritable service de protection civile. De l’aveu même des autorités, des médicaments vont être réquisitionnés dans les pharmacies, ce qui indique clairement que l’État ne dispose pas de stock stratégique de médicaments pour faire face aux situations de crise.

De nombreux sinistrés n’ont à ce jour, reçu aucune assistance ; certains dormant encore à la belle étoile. Le gouvernement congolais une fois encore est incapable d’assurer sa principale mission régalienne qui est celle de garantir la sécurité pour tous, et s’en remet une fois de plus à une hypothétique aide étrangère.

Au regard de tout ce qui vient d’être dit :

La LPC-UMOJA s’insurge de ce que l’armée, institution publique, soit depuis les événements du 05 juin 1997, confisquée par un clan et soit gérée de façon complètement opaque. L’arsenal de guerre composée d’armes lourdes accumulé année après année par le gouvernement pour des raisons inavouables, est stocké en plein dans la ville, faisant fi des règles élémentaires de sécurité.

La LPC-UMOJA exige que le tabou sur la question militaire soit définitivement levé. Aucune Raison ou Secret d’État, ne doit entraver la vérité quand l’Armée, dont le rôle est de protéger et de sécuriser les biens et les personnes, devient depuis plusieurs années une source d’insécurité majeure dans notre pays.

Institution républicaine au même titre que la Justice ou la Fonction publique, l’Armée ne doit plus échapper au débat public et citoyen. Elle doit cesser d’être une affaire personnelle ou privée du Président de la République, au service de desseins qui échappent à tout contrôle des citoyens.

La LPC-UMOJA en appelle à tous les acteurs politiques et de la société civile de faire désormais de la transparence relative à la question militaire, un impératif politique.

La LPC-UMOJA exige la délocalisation immédiate des autres dépôts d’armes intra-urbains tant à Brazzaville que dans d’autres localités du pays, et la mise en place d’une commission indépendante devant laquelle devra répondre le Chef de l’État, chef des Corps d’Armée, car de son propre aveu, la décision de retrait des casernes de la ville vers les périphéries prises, depuis deux ans n’a jamais connu la moindre application.

La LPC-UMOJA émet des réserves sur les déclarations des membres du gouvernement, quant aux circonstances dans lesquelles ces explosions ont été déclenchées, et exige que non seulement une enquête indépendante soit diligentée, mais que ses conclusions soient rendues publiques au moment venu et les responsables sanctionnés.

La LPC-UMOJA demande que les différentes victimes soient indemnisées à hauteur du préjudice subi, tout comme doivent l’être les victimes des conflits armés passés, qui à ce jour n’ont reçu aucune indemnisation.

La LPC-UMOJA met en garde le gouvernement contre la tentative de minimiser le nombre total de victimes comme cela avait été le cas lors de l’accident ferroviaire de Yanga en juin 2010. Les Congolais ont le droit de connaître la vérité.

Pour finir, la LPC-UMOJA rappelle que la gestion clanique des armées nationales est hélas commune à de nombreux pays africains. Attachée à l’idéal panafricain, la LPC-UMOJA reste convaincue que seule une armée fédérale africaine peut servir de garde-fou contre les velléités de tribalisation et de captation de l’institution militaire à des fins de conservation du pouvoir.

 

Le Bureau Exécutif,

Paris, le 05 mars 2012

Contact :

Site : http://lpcumoja.unblog.fr/

Mail : lipaco.33@gmail.com

 

© pierreboundit — 05 mars 2012.

 

22 février 1972 – 22 février 2012 : Il y a 40 ans éclata la rupture au sein du P.C.T : récit de l’événement

22 février 1972 – 22 février 2012 : Il y a 40 ans éclata la rupture au sein du P.C.T : récit de l’événement PDF Imprimer
Samedi, 25 Février 2012 08:49 – Source : La semaine Africaine du Samedi 25 février 2012.
Le Lieutenant Ange Diawara.

22 février 1972. U22 février 1972 – 22 février 2012 : Il y a 40 ans éclata la rupture au sein du P.C.T : récit de l’événement dans Général n_a1n équilibre est rompu au sein du pouvoir, au Congo-Brazzaville. C’est, particulièrement, la grève estudiantine, notamment à Brazzaville et  Pointe-Noire, en novembre 1971, qui en aura été le catalyseur. En effet, dans le pouvoir, les uns accusent les autres d’être les instigateurs des grévistes dans les collèges et les lycées. Les accusés sont considérés comme la gauche, et les accusateurs, la droite. Chacune de ces deux tendances cherchant à éliminer l’autre, c’est l’équilibre droite-gauche qui est rompu, par l’évènement du 22 février 1972. Une rupture qui deviendra  violente et sanglante. Ce jour-là, dans la  matinée, un message radio-diffusé du président Marien Ngouabi, depuis Pointe-Noire où il est arrivé la veille, est coupé. Par la suite, un autre message est entièrement diffusé sur les mêmes ondes de la radio nationale, depuis Brazzaville, qui déclare, en substance : la situation qui prévaut est une action des forces de gauche contre un coup d’Etat du Commandant Jacques Joachim Yhombi Opango, chef d’Etat-major de l’armée et commandant de la zone militaire de Brazzaville. On saura, plus tard, que ce message est lu par le sous-lieutenant Alphonse Mantessa (qui venait d’être exclu  du P.C.T, le parti unique au pouvoir), et écrit par Ambroise Noumazalaye, membre du bureau politique du P.C.T, chargé de la commission du plan. Ensuite, «La Voix de la Révolution Congolaise» n’émet plus. Ses bâtiments sont occupés par les militaires du bataillon d’infanterie. Ils s’en retireront, vers 12h.
Dans l’après midi, à 16h, «La Voix de la Révolution Congolaise» émet à nouveau. Tous les environs sont cernés par plusieurs chars du régiment blindé. Une déclaration du Commandant Yhombi, considéré comme étant de la droite, est radiodiffusée, sur un ton  martial : en résumé, il fustige la mutinerie du bataillon d’infanterie et les officiers félons. Il assure avoir le contrôle de la situation.
Le président Marien Ngouabi est rentré à Brazzaville, après avoir effectué un atterrissage de fortune sur la route nationale n°2, près d’une localité située à environ 45 kms au Nord de la capitale.
Son message, interrompu dans la matinée, passe, entièrement, sur les ondes : il s’étonne de la situation politique qui s’est inopinément créée à Brazzaville, en son absence ; il demande aux uns et aux autres de se garder de faire couler le sang.
En fait, à Brazzaville, après avoir sensibilisé et alerté les militants les plus engagés dans les arrondissements et parmi les lycéens, c’est dans la nuit du 21 au 22 février 1972 que les forces de gauche passent à l’offensive,  sous le leadership du Lieutenant Ange Diawara, ancien chef du corps de la défense civile, membre du bureau politique du comité central du P.C.T,  commandant du bataillon d’infanterie et membre du Haut-commandement de l’armée. Ces forces occupent non seulement la radio nationale, mais contrôlent aussi l’aéroport Maya-Maya. Si elles ont de nombreux partisans au groupement aéroporté, elles n’ont, par contre, pas suffisamment gagné à leur cause, les militaires du régiment blindé. Alors, Ange Diawara, dans la mi-journée de ce 22 février, demande aux militants rassemblés dans les quartiers, de ne pas descendre dans les rues (seuls, n’ayant pas suivi le mot d’ordre, des scolaires mobilisés par l’U.G.E.E.C (Union générale des élèves et étudiants du Congo), à partir du lycée du Drapeau-Rouge, marcheront jusqu’à la radio), et à ses forces militaires de se retirer des lieux qu’elles occupent. Les personnalités, politiquement classées à droite et arrêtées au petit matin, telles que Pierre Nzé, membre du bureau politique chargé de l’organisation, presse et propagande, maître Aloyse Moudiléno-Massengo, ministre de la justice, et Henri Lopès, ministre des affaires étrangères, sont relaxées. Ce jour-là, le feu ne sera jamais ouvert, il n’y aura aucune victime.
Mais, pour la gauche, c’est la défaite. Alors que le plan d’Ange Diawara prévoyait une insurrection populaire ou, à tout le moins, de militants, ce ne sont, finalement, que les militaires qui sont apparus, et l’action a ainsi abouti à un putsch…, un putsch manqué.
Une répression brutale s’ensuit sur tous les militants connus, qu’ils aient ou non été impliqués dans cette action. Plus de mille arrestations à Brazzaville et Pointe-Noire, dont près de 300 personnes auront été détenues. Des tortures et sévices, ainsi que des assassinats sommaires.
Pour cette action du 22 février 1972, l’offensive a été, de toute évidence, précipitée et le repli n’a pas été planifié. La plupart des dirigeants, recherchant un refuge, se sont, facilement, fait arrêter par les forces légales à leurs trousses. Tel est le cas des Sous-lieutenants Camille Bongou, Benoît Moundélé-Ngollo et Benjamin Ndala, de Julien Lecas Atondi-Monmondjo ou Jean Saturnin Malonga. Cependant, Ambroise Noumazalaye, face à l’échec, s’est rendu de lui-même aux autorités en place.
Prosper Matoumpa-Mpolo, Sous-lieutenant, ancien ministre de la jeunesse et ancien préfet  du Kouilou dont le chef-lieu est Pointe-Noire, est le dirigeant de l’action du 22 février dans cette ville, où il sera, sans jugement, assassiné. A Brazzaville, quatre détenus seront, en pleine nuit, enlevés de la maison d’arrêt. Parmi eux, Elie Théophile Itsouhou, membre du comité central et collaborateur de Pierre Nzé, à l’organisation, Franklin Boukaka, animateur culturel et grand compositeur de mélodies agréables et engagées. Direction… cimetière de la Tsiémé ! C’est là que les deux seront, sans aucune forme de procès, assassinés, tandis que les deux autres parviendront à s’échapper.
Ce jour-là même du 22 février, le groupe, composé notamment d’Ange Diawara, du Sous-lieutenant Jean-Baptiste Ikoko, des Sergents Jean-Pierre Olouka et Jean-Claude Bakékolo, échappe aux poursuites et se réfugie à la campagne.
A la suite du putsch manqué, il règne à Brazzaville et Pointe-Noire notamment, une atmosphère de terreur: féroce surveillance policière ; perquisitions par-ci, par-là ; manifestations de colère simulée de la foule où l’on fait crier contre les prisonniers: «Au poteau! Au poteau!». Le 28 février 1972, une cour martiale est créée (ce sont trois militaires jugeant à huis clos), pour 183 détenus. Son verdict est rendu public presqu’un mois plus tard, le 25 mars: 52 condamnations à mort sont prononcées. Fortes pressions diplomatiques des ambassades des pays de l’Europe de l’Est, pressions de l’opinion française et internationale, à tel point que Marien Ngouabi, à l’opposé de la majorité de son comité central, prend seul l’initiative d’annoncer la suspension des exécutions. Un décret présidentiel commue en réclusion criminelle à perpétuité les peines capitales prononcées.
Les détenus seront, en avril, répartis dans les différentes prisons du pays. Le 22 février 1972, la gauche congolaise a gravement échoué.
Pour bon nombre d’analystes, c’est l’étape finale de la liquidation des conquêtes sociales du mouvement né en août 1963. Désormais, en particulier, le culte et la pratique du tribalisme se renforcent davantage dans l’armée, les institutions politiques et économiques, les ministères, les ambassades.

 Auteur : Jean BATANTOU (Bajean)
Pour comprendre davantage la période du 22 février 1972, lire :
- La Semaine Africaine, numéros des années 1971 et 1972
- Marien Ngouabi, «Vers la construction d’une société socialiste en Afrique», Edition Présence Africaine.
- Pierre Eboundit, «Le M 22, Une expérience au Congo, Devoir de mémoire», Éd. Ccinia communication, Paris.
- A. Diawara, JB Ikoko, JC Bakékolo, JP Olouka, «Autocritique du M 22», Ed. L’Harmattan (vient d’être édité).

 

© pierreboundit – 25 février 2012.

22 février 1972, le M22 a 40 ans ! par Obambé Gakosso.

LIBRES OPINIONS – LIBRES OPINIONS – LIBRES OPINIONS

 

22 février 1972, le M22 a 40 ans !

23 02 2012

22 février 1972, le M22 a 40 ans ! par Obambé Gakosso. dans Histoire images3-94x150BIEN QUE 40 ANS SE SOIENT écoulés depuis le Mouvement du 22 février 1972, force est vraiment de constater que ce mouvement est très mal connu des Congolais en particulier, et même des Africains passionnés d’histoire en général. Pourtant, il est un des rares, sinon le seul mouvement politique congolais qui en ce temps-là, avait transcendé les clivages tribaux pour mettre au centre véritablement les questions des Congolais dans leur ensemble, sans la moindre distinction de tribus, de districts, de PCA (Petite commune administrative) et encore moins de région. (suite…)

Diaporama en cube – Leaders historiques du M22.

Diaporama en cube – Leaders historiques du M22.

  1. Ange Diawara
  2. Jean-Baptiste Ikoko
  3. Jean-Pierre Olouka
  4. Jean-Claude Bakékolo
  5. Prosper Matoumpa-Pollo
  6. Franklin Boukaka

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

Cliquez sur le cube pour figer l’image.

Dans sa chanson « Les Immortels », Franklin cite un vieux qui lui dit :

« Mon fils, tout homme doit mourir un jour, mais toutes les morts n’ont pas la même signification. » 

© pierreboundit – 17 février 2012.

Charte pour une autre politique africaine de la France.

Charte pour une autre politique africaine de la France

Nous, Citoyens français et Africains vivant en France, attachés au respect de l’égale dignité de tous les peuples, tenons à interpeller les différents candidats à l’élection présidentielle française au sujet de nos rapports avec le continent africain. Notre objectif à travers cette Charte est d’ouvrir un débat public sur autre politique africaine de la France et de placer chacun — candidats et électeurs — devant ses responsabilités. Cette Charte sera soumise aux différents candidats et en tant qu’électeurs notre choix — au moment de déposer notre bulletin dans l’urne — sera guidé par les réponses apportées par les uns et les autres aux engagements affirmés dans cette Charte.

Candidat à la Présidence de la République Française,

conscient que la Françafrique se situe aux antipodes des valeurs affichées par la France,

qu’elle a alimenté et entretenue la corruption, les régimes dictatoriaux ainsi que des guerres fratricides en Afrique;

JE M’ENGAGE :

1. A reformer en profondeur la politique africaine de la France afin de mettre un terme à la Françafrique

2. A œuvrer pour la mise en place d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique africaine de la France

3. A clarifier les prérogatives des différents acteurs impliqués dans les enjeux africains et à mettre un terme au fonctionnement des réseaux opaques et parallèles

4. A soumettre la coopération militaire française au contrôle parlementaire

5. A sortir les relations économiques franco-africaines de toute logique de patrimonialisation

6. A soumettre les entreprises françaises intervenant en Afrique au respect des normes sociales et environnementales

7. A œuvrer à l’instauration de règles commerciales et économiques internationales transparentes et équitables

8. A respecter le droit international, la souveraineté des États africains et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

9. A mettre en œuvre une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme

Signataires à l’initiative de la Charte

Denis Pryen, éditeur ; David Gakunzi, écrivain ; Calixte Baniafouna, écrivain ; Arsène Bikoue, chercheur ; Stéphane Hessel, ambassadeur ; Dieudonné Gnammankou, historien; Armelle Riché, Harmattan ; Balufu Kanyinda, cinéaste ; Pierre Eboundit, pharmacien ; Michel Galy, politologue ; Albert Bourgi, Professeur des universités en droit public; Félix Atchadé, médecin ; Sophie Gondolle, enseignante ; Augusta Epanya, écrivain ; Thuy Tiên Ho, cinéaste ; Dominique Bangoura, enseignante ; Paul Sankara, documentaliste ; Dominique Nitoumbi, conseiller municipal — Portet-sur-Garonne; Diogène Senny, entrepreneur-formateur ; Isabelle Zenatti, sociologue ; Doudou Sidibé, enseignant ; Roger Gballou, écrivain ; Muepu Mwamba, écrivain ; Graziella Ruet, actrice ; Mathurin Mingni, président de l’Afda ; Ndendi Ekwalla, économiste urbain; Guy-Charles Tafeb, formateur ; Fréderic Poha , AMCF — jeunesse ; Dédé Oupoh, AMCF — jeunesse ; Obambe Gakosso, journaliste ; Alexis Zahoua, UNG ; Joanes Louis, doctorant ; Mohamed Camara, éditeur ; Amédée Akpane, directeur de projet ; Alain Toussaint, spécialiste communication politique Pamela Kazekare, journaliste; Popo Murigande, musicien ; Mavinga Tsafunenga, écrivain ; Alain Kassanda- Apkass, poète — musicien ; Gratien Rukindikiza, journaliste ; René Lyncée, directeur administratif et financier ; Abel Naki, cri panafricain ; Armelle Chatelier, historienne; Zap Krasso, spécialiste en communication; Ibo kenyatta, bibliothécaire; Evelyne Brener, documentariste; Sophie Ducrez, animatrice ; Daniel Nicolas, informaticien; Yera Dembelé, journaliste

Rejoignez cette initiative en envoyant votre signature à l’adresse email suivante : secretariat@irea-institut.org ou en retournant le coupon-réponse ci-dessous à l’adresse suivante: IREA (Institut de recherche et d’études africaines) 16 rue des écoles, 75005 Paris France

Oui, je rejoins cette initiative et demande aux candidats à la présidentielle 2012 de se prononcer sur les valeurs et engagements affirmés dans la Charte pour une autre politique africaine de la France

Nom _________________________________ Prénom : ______________________

Email :__________________________ Adresse : ___________________________

Code postal :_________________________________ Ville :_________________

Fonction ou organisation :_______________________________________________

SIGNATURE :

Contacts téléphoniques : 0622942990

0674885234

Site Web : www.irea-institut.

 

© pierreboundit – 13 février 2012.

 

Cheikh Anta Diop, « Apport de l’Afrique à la civilisation universelle » – Conférence de Niamey 1984.

Anthropologue, Historien, Linguiste, Chimiste, Physicien, Philosophe et Politique, Cheikh Anta Diop était tout cela à la fois. A ceux qui sont encore dans l’ignorance, je vous suggère de suivre cette vidéo, après et après seulement, vous conviendrez avec moi que cet homme fut un être exceptionnel qui incontestablement a contribué à  jeter les fondements de la Renaissance africaine.

Conférence de Niamey 1984 – Cheikh Anta Diop

Image de prévisualisation YouTube

 

© pierreboundit – 11 février 2012.

 

 

 

Version intégrale de la réponse de Serge Letchimy à Claude Guéant sur les « civilisations ».

 Version intégrale des propos du Député Serge Letchimy

Serge Letchimy député apparenté PS de la Martinique Assemblée a interpellé  mardi 7 février 2012 le Premier ministre français sur les propos polémiques du Ministre de l’intérieur M. Claude Guéant sur « les civilisations ».

Version intégrale :

« Nous savions que pour M. Guéant la distance entre immigration et invasion est totalement inexistante et qu’il peut savamment entretenir la confusion entre civilisation et régime politique. Ca n’est pas un dérapage, c’est une constante parfaitement volontaire. En clair, c’est un état d’esprit et c’est presque une croisade. M. Guéant vous déclarez du fond de votre abîme, sans remord ni regret, que toutes les civilisations ne se valent pas. Que certaines seraient plus avancées voire supérieures. »

http://www.dailymotion.com/video/ta= »http://www.dailymotion.com/video/xoeys1_la-polemique-sur-les-propos-de-claude-gueant-rebondit-dans-l-hemicycle_news »

« Non M. Guéant, ce n’est pas « du bon sens », c’est simplement une injure qui est faite à l’Homme. C’est une négation de la richesse des aventures humaines. C’est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations. Aucune civilisation ne détient l’apanage des ténèbres ou de l’auguste éclat. Aucun peuple n’a le monopole de la beauté, de la science du progrès ou de l’intelligence. Montaigne disait « chaque homme porte la forme entière d’une humaine condition ». J’y souscris. Mais vous, monsieur Guéant, vous privilégiez l’ombre. »

« Vous nous ramenez, jour après jour, à des idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration au bout du long chapelet esclavagiste et colonial. Le régime nazi, si soucieux de purification, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ? »

« Il existe, M. le premier ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque, que vous tentez de récupérer sur les terres du FN [À ce moment-là, François Fillon se lève et part, suivi du gouvernement]. C’est un jeu dangereux et démagogique qui est inacceptable. Il existe une autre [France], celle de Montaigne, de Condorcet, de Voltaire, de Césaire ou d’autres encore. Une France qui nous invite à la reconnaissance, que chaque homme… » [M. Letchimy est alors coupé par le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer].

Peu après l’incident, le premier ministre a demandé dans un communiqué aux responsables de l’opposition de condamner « une provocation indécente ».*

* LEMONDE.FR avec AFP | 07.02.12 | 17h41   •  Mis à jour le 07.02.12 | 17h47

© pierreboundit – 11 février 2012.

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