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Communiqué de la Ligue Panafricaine-UMOJA, suite au crash aérien d’un Iliouchine 76, avion cargode la société locale Aéro-service, le 30 novembre 2012 à Brazzaville

Communiqué de la Ligue Panafricaine-UMOJA

(L.P.-U.)

Suite au crash aérien d’un Iliouchine 76, avion cargo de la compagnie arménienne Rij Airways pour le compte de la société locale Aéro-service, le vendredi 30 novembre 2012 à Brazzaville.

Communiqué de la Ligue Panafricaine-UMOJA, suite au crash aérien d’un Iliouchine 76, avion cargode la société locale Aéro-service, le 30 novembre 2012 à Brazzaville dans Communiqué Logo_L_P_UMOJA-300x271Vendredi 30 novembre 2012, aux environs de dix-huit (18) heures, un avion-cargo Iliouchine 76 en provenance de Pointe-Noire s’est écrasé lors de son atterrissage sur l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville. Bilan provisoire : 32 morts, dont sept membres d’équipage.

La Ligue Panafricaine – Umoja présente ses sincères condoléances aux familles éprouvées suite à ce drame et leur assure de tout son soutien moral dans cette épreuve terrible.

Cet accident est à ajouter sur la longue liste des catastrophes qui ne cessent d’endeuiller les familles congolaises et africaines.

La Ligue panafricaine – Umoja demande aux experts du Bureau Enquêtes Accidents et au gouvernement congolais de faire toute la lumière sur le crash du 30 novembre et de publier les conclusions de ces enquêtes.

La Ligue panafricaine – Umoja ne pourra se contenter d’observer un quelconque silence face à la manière avec laquelle les populations congolaises et africaines sont souvent délaissées dans ce genre de drames.

Nous réitérons nos condoléances et notre soutien aux familles des disparus et aux blessés, la Ligue panafricaine – Umoja invite plus que jamais les autorités congolaises à se pencher sur les questions :

  • · De la sécurité aérienne : flotte – équipage, passager
  • · De gestion des catastrophes et autres sinistres de grande ampleur ;
  • · Du tracé de nos villes, des constructions des maisons d’habitation (plan d’urbanisation).

Vive le Congo

Vive l’Afrique

Le Bureau exécutif de la Ligue panafricaine – Umoja

Fait à Paris, le 02 décembre 2012

Vidéo

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Appel aux Africains de la Diaspora d’Espagne et des pays hispanophones.

Appel aux Africains de la Diaspora d’Espagne et des pays hispanophones.

La Ligue Panafricaine – Umoja a l’honneur d’inviter tous les africains et africaines habitant les régions hispanophones du monde à la rejoindre dans son combat pour la réalisation du panafricanisme. Le panafricanisme est resté longtemps un dialogue entre « anglophones » et « francophones » : il est temps de saluer les combats de nos frères et soeurs d’Espagne, d’Amérique du Sud, de Guinée Equatoriale… qui n’ont jamais baissé les bras et ont gardé la foi dans l’idéal de l’unité et de l’indépendance africaine. Et plus que jamais il est aussi temps, où que nous soyons, quelque soit la langue que nous parlions,  de serrer les rangs pour marcher tous ensemble vers la victoire lointaine mais certaine.

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Umoja Ni Nguvu.

L’Union Fait la Force.

Emblèmes de la Ligue Panafricaine – UMOJA (L.P.-U.) : Communiqué de Presse.

EEmblèmes de la Ligue Panafricaine - UMOJA (L.P.-U.) : Communiqué de Presse. dans Communiqué Logo_L_P_UMOJA-300x271mblèmes de la Ligue Panafricaine – UMOJA (L.P.-U.) : Communiqué de Presse.

La Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (L.P.C. – U.) informe le grand public de son évolution vers la Ligue Panafricaine – UMOJA (L.P. – U.), à l’occasion de son Assemblée Générale, tenue le 24 juin 2012. La LPC-U continue cependant d’exister en tant que Section territoriale de la LP-U.

Cette évolution logique est dictée par la volonté de s’implanter, en Sections territoriales, dans tous les pays africains et dans l’ensemble de la Diaspora africaine. Elle devient ainsi l’instrument politique idéal, pour fédérer les panafricanistes afin de travailler à l’Unité, l’Indépendance, et la Renaissance du continent africain, pour la mise en place des États-Unis d’Afrique, seul cadre politique capable de mener les luttes nécessaires et indispensables susceptibles d’opérer les changements attendus par nos Peuples

A cette occasion, la LP-U a acquis de nouveaux emblèmes :

I)                   Du logo

  • Les mains liées

     -  Les deux mains qui s’attrapent mutuellement à la base des poignets symbolisent l’union des forces panafricaines

     -  La pression visuelle de l’index symbolise l’idée de cette force qui nous unit en même temps qu’elle indique la nature « forte » de ce lien.

  • Les Étoiles

     – L’étoile à cinq branches est le symbole des cinq continents où se trouvent les Africains. Sa représentation (la pointe vers le haut) et le texte LP-U forment implicitement un triangle rappelant une pyramide.

     – Les deux étoiles jaunes sont le symbole de l’abondante richesse de l’Afrique. Elles sont placées ainsi également pour des besoins d’équilibre et d’esthétique du texte ; la beauté et l’esthétique étant aussi une valeur africaine.

  • Les Cercles

Ils symbolisent la complétude du monde africain.

  • Les couleurs
  1. Le Noir est le symbole du peuple noir; en rapport avec la peau mélanoderme. Il symbolise aussi la renaissance et de la fertilité.
  2. Le Vert symbolise le renouveau, l’espoir, la végétation, la jeunesse, la santé, la nature, la terre.
  3. Le Rouge est le symbole du sang des Africains versé dans les flots de l’histoire (Yovodah, etc.), mais aussi la couleur de la victoire.
  4. Le Jaune est le symbole du Soleil qui caractérise l’Afrique. Couleur Or, il symbole de l’abondance et de la richesse de l’Afrique.
  5. La série des couleurs Vert, Noir, Rouge a été adoptée pour symboliser l’unité des peuples africains.
  6. La série des couleurs Vert, Jaune, Rouge  a été adoptée pour le panafricanisme
  7. Conscients que ces séries de couleurs n’ont pas toujours permis d’unifier les Africains, et soucieux de transformer cette unité dans les faits, notre volonté a été de retenir ces quatre couleurs au sein desquelles, toutes les tendances trouveront leur place.
  • La langue

Nous avons choisi le swahili aux côtés d’autres langues de communication (français, anglais, espagnol, etc.), pour notre logo et notre devise pour marquer notre adhésion aux choix des pères fondateurs du panafricanisme continental de faire du Swahili, la langue panafricaine.Drapeau_LP_UMOJA_Def_D-300x195 Communiqué dans Histoire

II)                Du drapeau

Le drapeau de la LP-U est formé de deux cercles concentriques jaune rouge au centre desquels se trouve une étoile noire, l’ensemble sur un fond vert. Le choix des couleurs et de l’étoile a été motivé pour les mêmes raisons que pour le logo.

III)             De la devise

La devise de la LP-U est  : « Umoja Ni Nguvu  –  L’Union fait la force – Unity is Strength ». L’union des forces panafricaines est un impératif pour les panafricanistes qui œuvrent à la renaissance panafricaine et, qui travaillent à la conquête du pouvoir politique en Afrique, condition sine qua non pour la mise en pratique du projet historique panafricaniste. Notre volonté d’œuvrer ensemble s’exprime à travers cette force (Nguvu) que donne l’union (Umoja).

Le passage à la LP-U est un tournant déterminant pour l’organisation ; cela n’entame en rien son engagement et sa détermination. La LP-U qui continuera de participer aux débats nationaux dans chaque territoire, en étant force de propositions et de changement.

Fait à Paris le 08 août 2012

Le Bureau Exécutif de la LP-U

© pierreboundit — 08 août 2012.

Déclaration de la Ligue Panafricaine – UMOJA (L.P.-U.) suite à l’élection de Mme Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête de la Commission de l’Union Africaine (U.A.).

Déclaration de la Ligue Panafricaine – UMOJA (L.P.-U.) suite à l’élection de Mme Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête de la Commission de l’Union Africaine (U.A.).

Ce dimanche 15 jDéclaration de la Ligue Panafricaine – UMOJA (L.P.-U.) suite à l’élection de Mme Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête de la Commission de l’Union Africaine (U.A.). dans Communiqué Nkosazana_Dlamini-Zumauillet 2012 est une date historique pour notre continent. En effet, après plusieurs mois de blocage, plusieurs atermoiements, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma a été élue au 4e tour de scrutin, avec 37 suffrages en sa faveur à la tête de la Commission de l’Union africaine.

La Commission de l’U.A. était dirigée depuis le 29 avril 2008 par Jean Ping, dont le mandat était arrivé à expiration. De 2008 à ce jour, il s’est passé des événements notables sur notre continent, qui ne manque pas de conflits, loin s’en faut. Les deux événements les plus importants qui ont eu lieu sous la présidence de Jean Ping sont sans conteste la crise postélectorale ivoirienne et l’invasion de la Libye. Ces deux événements ont connu leur point d’orgue avec la déportation du président ivoirien Laurent Gbagbo et l’assassinat du guide libyen Mouammar Kadhafi. Situations que la Ligue Panafricaine – UMOJA (LP-U) a vivement condamné lorsqu’elles se sont produites.

Depuis le retrait officiel des colons occidentaux de notre continent, jamais ils n’avaient osé franchir ainsi le rubicond, en envoyant des troupes bombarder et massacrer les populations africaines et combles de notre impuissance, sous le regard complaisant de l’U.A. symbolisée par Jean Ping et certains chefs d’État de notre continent qui se sont montrés complices de ces situations graves et humiliantes.

Il est aisé de conclure que le bilan de Jean Ping est globalement médiocre (négatif) au regard des crises survenues sous son mandat.

La Ligue Panafricaine – UMOJA a constaté que lorsqu’il s’est agi d’élire le nouveau président de la Commission de l’U.A., les Africains se sont encore une fois – une fois de trop, hélas ! – entre francophones et anglophones. Les premiers soutenant systématiquement le candidat gabonais (Ping) et les seconds se mettant en rangs serrés derrière la représentante sud-africaine (Dlamini-Zuma). Et naturellement, derrière cette apparente opposition « linguistique », comme chacun peut l’imaginer, d’aucuns défendaient la zone d’influence contrôlée par l’ex-puissance colonidrapeau-union-africaine_0 dans Histoiresatrice, perpétuant ainsi l’œuvre traîtrise des intérêts africains.

La Ligue Panafricaine – UMOJA rappelle à tous les dirigeants africains en particulier et à tous les Africains en général que nos barrières linguistiques héritées de la colonisation ne devraient plus constituer des fils de barbelés nous rangeant dans un camp ou dans un autre, sans la moindre considération pour nos intérêts communs qui sont la défense de notre continent, le bien-être de nos populations, la fin des conflits armés et autres soubresauts qui secouent sans cesse nos trente millions de kilomètres carrés. Les enjeux sont tellement importants que le temps que nous passons sans cesse à nous déchirer entre pseudo-anglophones et pseudo-francophones est autant de temps que nous ne passons pas à parer au plus urgent.

La Ligue Panafricaine – UMOJA, tout en saluant l’élection de Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, espère que c’est une nouvelle ère qui va s’ouvrir pour la Commission de l’U.A. car, au regard des crises qui ont précédemment secoué le continent et dont certaines sont encore vivaces, la diplomatie sud-africaine s’est souvent distinguée de la plupart de celles du reste du continent par des prises de position se rapprochant plus de la défense des intérêts africains, plutôt que de jouer le rôle de supplétifs de l’Occident dans son travail de recolonisation de l’Afrique. Il suffit de voir comment l’Afrique du Sud n’a jamais cédé aux injonctions européennes, concernant le dossier zimbabwéen, au cours duquel le président Robert Mugabe n’a jamais été lâché alors que l’Occident ne cessait de prendre fait et cause pour son opposition, pendant que d’autres pays du continent étaient aux abonnés absents.

La LP-U est bien consciente que les enjeux sont immenses et qu’un mandat, un seul, ne suffira pas pour pacifier notre continent. Si l’actualité brûlante exige des solutions conjoncturelles, que l’on ne s’y méprenne pas, les solutions durables aux problèmes qui assaillent l’Afrique, demeurent structurelles. C’est pourquoi il est temps que l’U.A. propose un agenda concret, réaliste et une démarche méthodologique afin de basculer définitivement l’Afrique vers son destin historique :

  • État fédéral,
  • Monnaie commune,Dlamini-Zuma4 dans Politique
  • Défense commune,
  • Intégration de la diaspora historique africaine (Amériques, Caraïbes)…

La démarche globalisante a montré ses limites, il est temps de permettre aux États africains prêts à l’abandon de souveraineté et respectueux des intérêts supérieurs de leur Peuple, de constituer le premier stade de la construction de l’État fédéral, car les temps pressent.

Aussi, ce n’est pas un chèque en blanc que nous signons à l’adresse de la nouvelle présidente de la Commission de l’U.A., mais nous sommes persuadés que c’est une tout autre empreinte que l’on verra, avec cette femme, militante de l’A.N.C. (Congrès National Africain), de longue date. Cette femme qui a connu l’exil du temps de l’apartheid, sait ce que lutter veut dire, elle connaît le combat pour l’émancipation du peuple africain. Membre de l’A.N.C. et travaillant comme pédiatre au Swaziland, la solidarité africaine, elle sait ce que c’est.

La Ligue Panafricaine – UMOJA souhaite bonne chance et plein succès à la nouvelle élue, en demandant à tous les panafricains et panafricanistes de se montrer solidaire d’elle, dans le travail titanesque qu’elle aura à accomplir.

Paris, le 17 juillet 2012

Le Bureau Exécutif

© pierreboundit — 24 juillet 2012.

Conférence de presse de la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA, suite aux Universités des 7 et 8 avril 2012 à Paris

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Ont répondu aux questions de l’auditoire :
Marlette Kyssama-Nsona : Secrétaire, chargée de la Prospective et de la Formation
Henda Diogène Senny : Secrétaire Général, chargé de l’Organisation et la Communication
Pierre Eboundit : Président

La modération a été assurée par Obambé Gakosso : Secrétaire Général-Adjoint, Porte-parole

Ci-dessous, Vidéo de la Déclaration finale des Universités de la LPC-U

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© pierreboundit — 02 mai 2012.

LPC-Umoja : Déclaration finale, suite aux premières Universités tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012.

Déclaration finale de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA, suite aux premières Universités  tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012.

 Le samedi 7 et le dimanche 8 avril 2012, se sont tenus à Paris (France) les premières Universités de la LPC-UMOJA. Dans ce cadre, les thématiques suivantes ont été abordées :

  • Analyse générale ;
  • Les questions d’éducation ;LPC-Umoja : Déclaration finale, suite aux premières Universités tenues à Paris les 07 et 08 avril 2012. dans Communiqué DSC00782-150x99
  • Les dettes odieuses et illégitimes ;
  • La sortie du franc CFA ;
  • Les questions d’actualité africaine.

Sur les questions d’analyse générale

La LPC-UMOJA interpelle les Africains sur le fait que les élections et la prise de pouvoir ne sont pas une fin en soi. Le plus important n’est pas d’arriver aux affaires et de se répartir les postes, mais d’avoir à cœur le bien-être des populations africaines et, pour la LPC-UMOJA, ce bien-être passe par la mise en pratique d’un programme panafricaniste. Il s’agit d’être le plus possible fidèle aux idéaux des précurseurs du panafricanisme et de la construction d’un État supranational africain.

La LPC-UMOJA affirme qu’elle se doit d’être en permanence aux côtés des populations africaines et réaffirme son soutien à toutes les forces panafricaines dans leurs luttes quotidiennes.

La LPC-UMOJA se tient au-dessus des querelles de chapelle qui divisent et font tant de mal à la grande famille panafricaine. Peu importe le leader historique dont un mouvement de lutte, panafricain, peut se réclamer, il s’agit de lutter ensemble pour un mieux-être des populations africaines, où qu’elles soient. La LPC-UMOJA a à cœur de réunir les panafricains autour de projets fédérateurs et ne laissera jamais la place à la moindre faille de courants ou autres écoles de pensées. (suite…)

INVITATION : Conférence de Presse de la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U)

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

La Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U) vous prie de lui faire l’honneur de prendre part à la Conférence de presse

consécutive aux Universités de la LPC-Umoja, ce dimanche 8 avril 2012 – 14h00, à Paris : Salle Ageca : 177, INVITATION : Conférence de Presse de la Ligue Panafricaine du Congo - UMOJA (LPC-U) dans Communiqué lpcvofficielle-e1326535335879 RUE de Charonne 75011 Paris  -  Tél : 01.43.70.35.67 – Métro Alexandre Dumas (Ligne 2)  -  Bus 76 (Arrêt Charogne Bagnolet)

 Deux séries de questions seront abordées.

Questions d’Actualités :

-      Congo : explosions des dépôts d’armes de guerre du 4 mars 2012 (questions de responsabilité politique et administrative, situation des sinistrés…) ;

L’état de la démocratie congolaise : querelles électorales, relation pouvoir / opposition …

-      Afrique : Coup d’état au Mali ; Élections présidentielles en RD-Congo et au Sénégal ; Situations au Soudan …

  1. Questions Structurelles :

 

-      Dettes odieuses et illégitimes : (Renégociation – Restructuration – Moratorium – Défaut…)

-      La répression monétaire du Franc CFA.

-      L’Enseignement dans le dispositif éducatif en Afrique : les raisons d’une rupture. Le cas du Congo…

 

 

Salutations panafricaines.

 

« L’UNITE EST NOTRE BUT, LA VICTOIRE NOTRE DESTINEE ».

 

Le Bureau exécutif de la LPC-U

 

Contacts :

Mail : lipaco.33@gmail.com

Blog: http://lpcumoja.unblog.fr

Radio LPC-Umoja: http://lpcumoja.unblog.fr/category/radio/

© pierreboundit — 01 avril 2012.

Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville.

Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville. dans Communiqué lpcuvofficielledef-300x300Déclaration de la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, suite aux événements tragiques survenus ce dimanche 04 mars 2012 à Brazzaville.

C’est avec une grande tristesse et une profonde consternation que la Ligue Panafricaine du Congo-Umoja (LPC-UMOJA) a pris connaissance, ce dimanche 04 mars 2012, de l’explosion d’un dépôt de munitions au régiment blindé de Mpila à Brazzaville. Cette explosion a occasionné des centaines de morts, des milliers de blessés, offrant une vision apocalyptique sur une vaste étendue de la capitale.

Profondément meurtrie, la LPC-U présente ses sincères condoléances aux familles éprouvées et au peuple congolais dans son ensemble. Elle se tient résolument aux côtés des sinistrés et de tous les blessés, auxquels elle souhaite prompt rétablissement et exprime sa solidarité. Que les âmes de tous les disparus reposent en paix.

La LPC-UMOJA encourage l’expression de solidarité, ainsi que l’hospitalité dont le peuple congolais en général et les Brazzavillois en particulier ont fait preuve envers les déplacés des quartiers concernés, déjouant ainsi les pronostics de certains politiciens qui considèrent que le Congolais est incapable d’avoir un élan naturel envers un compatriote qui ne serait pas ressortissant de sa région d’origine. Nous constatons en effet, que lors de différents conflits que notre pays a connus, les populations des arrondissements du Sud de la capitale ont pu trouver refuge au Nord de la ville et inversement, séjournant parfois même dans des familles qui jusqu’à lors, ne leur étaient liées d’aucune façon. Le peuple congolais est UN et indivisible, dans le bonheur comme dans le deuil et, c’est tous ensemble que nous devons penser l’avenir de notre pays.

Que cela soit dit ! Ce désastre, un de plus dans l’océan de souffrances que connaît le peuple congolais n’est pas un coup du sort, ni le fait du hasard. Nous assistons là, impuissants, à une conséquence macroscopique de grosses défaillances de l’État dans tous les domaines de la vie publique. En effet, les nominations à de hautes fonctions dans l’administration publique, sur des bases tribales ou par cooptation, les promotions non méritées au sein d’une armée devenue clanique, l’absence de sanctions lors de défaillances, la dilapidation de deniers publics, la promotion de l’esprit courtisan au détriment du mérite, etc., ont pour contrecoup aujourd’hui, la désorganisation totale de l’armée, des forces de sécurité, des services hospitaliers, de la protection civile et du système éducatif.

Le Congo aujourd’hui est incapable de mobiliser des outils modernes pour faire face à la situation puisque les services concernés – quand ils existent ! – sont structurellement défaillants. Nous avons ainsi constaté que les populations ont quitté leurs domiciles par leurs propres moyens et n’ont pas été évacuées comme cela aurait dû être fait dans un État digne de ce nom, les blessés graves ont été transportés dans les hôpitaux à dos d’homme ou dans des brouettes, puisque le Congo ne dispose pas de parc d’ambulances ; ces mêmes hôpitaux sont complètement saturés malgré le dévouement du personnel soignant car, même en temps normal, le nombre de lits n’est pas suffisant. Il est tout de même étonnant qu’un pays qui a connu une succession de drames n’ait jamais pensé à installer un véritable service de protection civile. De l’aveu même des autorités, des médicaments vont être réquisitionnés dans les pharmacies, ce qui indique clairement que l’État ne dispose pas de stock stratégique de médicaments pour faire face aux situations de crise.

De nombreux sinistrés n’ont à ce jour, reçu aucune assistance ; certains dormant encore à la belle étoile. Le gouvernement congolais une fois encore est incapable d’assurer sa principale mission régalienne qui est celle de garantir la sécurité pour tous, et s’en remet une fois de plus à une hypothétique aide étrangère.

Au regard de tout ce qui vient d’être dit :

La LPC-UMOJA s’insurge de ce que l’armée, institution publique, soit depuis les événements du 05 juin 1997, confisquée par un clan et soit gérée de façon complètement opaque. L’arsenal de guerre composée d’armes lourdes accumulé année après année par le gouvernement pour des raisons inavouables, est stocké en plein dans la ville, faisant fi des règles élémentaires de sécurité.

La LPC-UMOJA exige que le tabou sur la question militaire soit définitivement levé. Aucune Raison ou Secret d’État, ne doit entraver la vérité quand l’Armée, dont le rôle est de protéger et de sécuriser les biens et les personnes, devient depuis plusieurs années une source d’insécurité majeure dans notre pays.

Institution républicaine au même titre que la Justice ou la Fonction publique, l’Armée ne doit plus échapper au débat public et citoyen. Elle doit cesser d’être une affaire personnelle ou privée du Président de la République, au service de desseins qui échappent à tout contrôle des citoyens.

La LPC-UMOJA en appelle à tous les acteurs politiques et de la société civile de faire désormais de la transparence relative à la question militaire, un impératif politique.

La LPC-UMOJA exige la délocalisation immédiate des autres dépôts d’armes intra-urbains tant à Brazzaville que dans d’autres localités du pays, et la mise en place d’une commission indépendante devant laquelle devra répondre le Chef de l’État, chef des Corps d’Armée, car de son propre aveu, la décision de retrait des casernes de la ville vers les périphéries prises, depuis deux ans n’a jamais connu la moindre application.

La LPC-UMOJA émet des réserves sur les déclarations des membres du gouvernement, quant aux circonstances dans lesquelles ces explosions ont été déclenchées, et exige que non seulement une enquête indépendante soit diligentée, mais que ses conclusions soient rendues publiques au moment venu et les responsables sanctionnés.

La LPC-UMOJA demande que les différentes victimes soient indemnisées à hauteur du préjudice subi, tout comme doivent l’être les victimes des conflits armés passés, qui à ce jour n’ont reçu aucune indemnisation.

La LPC-UMOJA met en garde le gouvernement contre la tentative de minimiser le nombre total de victimes comme cela avait été le cas lors de l’accident ferroviaire de Yanga en juin 2010. Les Congolais ont le droit de connaître la vérité.

Pour finir, la LPC-UMOJA rappelle que la gestion clanique des armées nationales est hélas commune à de nombreux pays africains. Attachée à l’idéal panafricain, la LPC-UMOJA reste convaincue que seule une armée fédérale africaine peut servir de garde-fou contre les velléités de tribalisation et de captation de l’institution militaire à des fins de conservation du pouvoir.

 

Le Bureau Exécutif,

Paris, le 05 mars 2012

Contact :

Site : http://lpcumoja.unblog.fr/

Mail : lipaco.33@gmail.com

 

© pierreboundit — 05 mars 2012.

 

Charte pour une autre politique africaine de la France.

Charte pour une autre politique africaine de la France

Nous, Citoyens français et Africains vivant en France, attachés au respect de l’égale dignité de tous les peuples, tenons à interpeller les différents candidats à l’élection présidentielle française au sujet de nos rapports avec le continent africain. Notre objectif à travers cette Charte est d’ouvrir un débat public sur autre politique africaine de la France et de placer chacun — candidats et électeurs — devant ses responsabilités. Cette Charte sera soumise aux différents candidats et en tant qu’électeurs notre choix — au moment de déposer notre bulletin dans l’urne — sera guidé par les réponses apportées par les uns et les autres aux engagements affirmés dans cette Charte.

Candidat à la Présidence de la République Française,

conscient que la Françafrique se situe aux antipodes des valeurs affichées par la France,

qu’elle a alimenté et entretenue la corruption, les régimes dictatoriaux ainsi que des guerres fratricides en Afrique;

JE M’ENGAGE :

1. A reformer en profondeur la politique africaine de la France afin de mettre un terme à la Françafrique

2. A œuvrer pour la mise en place d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique africaine de la France

3. A clarifier les prérogatives des différents acteurs impliqués dans les enjeux africains et à mettre un terme au fonctionnement des réseaux opaques et parallèles

4. A soumettre la coopération militaire française au contrôle parlementaire

5. A sortir les relations économiques franco-africaines de toute logique de patrimonialisation

6. A soumettre les entreprises françaises intervenant en Afrique au respect des normes sociales et environnementales

7. A œuvrer à l’instauration de règles commerciales et économiques internationales transparentes et équitables

8. A respecter le droit international, la souveraineté des États africains et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

9. A mettre en œuvre une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme

Signataires à l’initiative de la Charte

Denis Pryen, éditeur ; David Gakunzi, écrivain ; Calixte Baniafouna, écrivain ; Arsène Bikoue, chercheur ; Stéphane Hessel, ambassadeur ; Dieudonné Gnammankou, historien; Armelle Riché, Harmattan ; Balufu Kanyinda, cinéaste ; Pierre Eboundit, pharmacien ; Michel Galy, politologue ; Albert Bourgi, Professeur des universités en droit public; Félix Atchadé, médecin ; Sophie Gondolle, enseignante ; Augusta Epanya, écrivain ; Thuy Tiên Ho, cinéaste ; Dominique Bangoura, enseignante ; Paul Sankara, documentaliste ; Dominique Nitoumbi, conseiller municipal — Portet-sur-Garonne; Diogène Senny, entrepreneur-formateur ; Isabelle Zenatti, sociologue ; Doudou Sidibé, enseignant ; Roger Gballou, écrivain ; Muepu Mwamba, écrivain ; Graziella Ruet, actrice ; Mathurin Mingni, président de l’Afda ; Ndendi Ekwalla, économiste urbain; Guy-Charles Tafeb, formateur ; Fréderic Poha , AMCF — jeunesse ; Dédé Oupoh, AMCF — jeunesse ; Obambe Gakosso, journaliste ; Alexis Zahoua, UNG ; Joanes Louis, doctorant ; Mohamed Camara, éditeur ; Amédée Akpane, directeur de projet ; Alain Toussaint, spécialiste communication politique Pamela Kazekare, journaliste; Popo Murigande, musicien ; Mavinga Tsafunenga, écrivain ; Alain Kassanda- Apkass, poète — musicien ; Gratien Rukindikiza, journaliste ; René Lyncée, directeur administratif et financier ; Abel Naki, cri panafricain ; Armelle Chatelier, historienne; Zap Krasso, spécialiste en communication; Ibo kenyatta, bibliothécaire; Evelyne Brener, documentariste; Sophie Ducrez, animatrice ; Daniel Nicolas, informaticien; Yera Dembelé, journaliste

Rejoignez cette initiative en envoyant votre signature à l’adresse email suivante : secretariat@irea-institut.org ou en retournant le coupon-réponse ci-dessous à l’adresse suivante: IREA (Institut de recherche et d’études africaines) 16 rue des écoles, 75005 Paris France

Oui, je rejoins cette initiative et demande aux candidats à la présidentielle 2012 de se prononcer sur les valeurs et engagements affirmés dans la Charte pour une autre politique africaine de la France

Nom _________________________________ Prénom : ______________________

Email :__________________________ Adresse : ___________________________

Code postal :_________________________________ Ville :_________________

Fonction ou organisation :_______________________________________________

SIGNATURE :

Contacts téléphoniques : 0622942990

0674885234

Site Web : www.irea-institut.

 

© pierreboundit – 13 février 2012.

 

Message de Vœux de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U)

MESSAGE DE VŒUX DE LA LIGUE PANAFRICAINE DU CONGO-UMOJA

(LPC-U)

Chers compatriotes, l’année 2011 s’achève sur un constat globalement amer pour notre continent et pour notre pays ; jamais année n’aura connu autant de bouleversements depuis au moins une décennie.

De l’illusion d’une souveraineté diplomatique et judiciaire

La situation politique sur notre continent est des plus vulnérables. L’exécution du guide de la révolution libyenne Mouammar Kadhafi à la suite des bombardements de forces de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (CPI), au mépris des règles élémentaires du droit, au nom d’intérêts bassement mercantiles des puissances occidentales et sans que cela n’ait suscité de vives et dignes réactions de la part de nos gouvernants à la hauteur de la situation, démontrant une fois de plus que la souveraineté politique et diplomatique du continent africain reste à reconquérir.Message de Vœux  de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA  (LPC-U) dans Communiqué lpcuvofficielle

Les dirigeants africains sont incapables encore à ce jour de s’entendre sur l’essentiel et de se faire entendre de l’extérieur. Avec eux, le rêve de Kwamé Nkrumah, « Africa must unite » demeure un cri sans le moindre écho. Ils foulent aux pieds tous les jours les préceptes de cet homme qui pleura un jour de mai 1963 à Addis Abeba, voyant que la majorité de ses pairs ne voulaient pas de l’unité du continent.

Les cas Gbagbo et Khadafi risquent de faire désormais jurisprudence. Ne soyons, surpris qu’à l’avenir d’autres chefs d’État africains, parmi les plus progressistes soient déposés par l’Occident pour peu qu’ils ne répondent pas à ses attentes.

Kwamé Nkrumah, premier Premier ministre africain du Ghana indépendant et premier président de ce pays disait en son temps que L’indépendance du Ghana n’aura pas de sens sans la libération totale du continent. Il faut bien croire qu’avec le sort réservé au guide libyen et au président ivoirien, l’indépendance totale du continent soit loin d’être une préoccupation pour les dirigeants africains.

Du néo-colonialisme à travers la répression monétaire du Franc CFA

Chers compatriotes, l’économie de marché est en crise. Les pays africains aux économies rentières et désarticulées sont frappés de plein fouet et nos populations en payent le prix fort. La crise que traverse la zone euro nous fait légitimement craindre une énième dévaluation du franc CFA, avec toutes les conséquences socio-économiques que nous pouvons imaginer. Comment pourrait-il en être autrement, quand les dirigeants africains refusent de comprendre que battre monnaie est un attribut de souveraineté ?

Comment comprendre, qu’au 21ème siècle, plus de 50 ans après les indépendances nominales, les dirigeants africains de la zone franc, qui ne manquent aucune occasion pour claironner leur souveraineté pleine et entière, parcourent paradoxalement les places financières du monde en quête de la mendicité financière et, dans le même temps, déposent 50 % de leur recette d’exportation dans les comptes d’opération au Trésor public français en guise de garantie d’une monnaie coloniale ?

Du zèle dans l’application servile des programmes des institutions financières internationales (IFI)

Chers compatriotes, alors qu’au cours de l’année écoulée, des peuples européens sont descendus dans la rue pour protester contre les plans d’austérité proposés par les IFI, alors que certains gouvernements européens dénoncent une atteinte à la souveraineté face aux diktats des représentants de la finance mondiale dont, par la force des choses, ils sont également devenus clients, alors que l’Amérique Bolivarienne remet en cause le rôle des organisations de BretonWoods et crée la banque du sud, dans nombre de nos pays, les kits de gouvernance concoctés par les IFIs sont encore présentés comme la panacée.

La ministre du Travail et des Affaires sociales de l’Italie, Elsa Fornero, 63 ans, pourtant économiste-libérale, a ému de ses larmes l’Italie toute entière le dimanche 4 décembre 2011, lors de la conférence de presse de présentation du budget d’austérité, s’agissant notamment du gel de l’augmentation des petites pensions de retraite. Comment ne pas s’étonner dans ce cas, de la désinvolture et du zèle avec lequel, depuis 25 ans les dirigeants africains appliquent servilement les solutions des IFI, se disputant opposition comme pouvoir, le succès de l’exécution des plans d’austérité imposés par les IFI ?

C’est ainsi que nous avons vu le gouvernement congolais jubilé lors de l’admission du Congo à l’initiative PPTE, et en même temps, le défunt ministre des finances, Nguila Moungounga Nkombo, farouche opposant du pouvoir, revendiqué lui aussi la paternité de ce « joyau », pour l’avoir initié au temps où il était au pouvoir.

Se voulant force de proposition avant tout, la L.P.C-U, qui à ce jour, – rappelons-le -, n’est candidate à aucune fonction élective, n’a eu au cours de son année d’existence, de cesse de dénoncer les diktats des IFI, tout en conviant à des débats de fond sur ces facteurs à l’origine de la pauvreté structurelle de nos populations, que même une gestion orthodoxe des finances publiques ne saurait éradiquer.

De la vie de misère des congolais, transposable à la quasi-totalité des africains

Chers compatriotes, le Congo notre pays traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Les mesures sociales annoncées par le gouvernement n’ont pas eu d’effets substantiels, quand elles ne furent simplement pas appliquées. En effet, comment assurer la gratuité de la césarienne ou encore celle du traitement contre le paludisme pour les jeunes enfants, quand les populations les plus sensibles n’ont même pas accès aux infrastructures sanitaires ? Comment prétendre consolider l’offre en matière d’éducation quand nos écoles demeurent vétustes, sous-équipées, les enseignants mal rémunérés et l’unique université publique du pays réduite à sa plus simple expression ?

Alors que les Congolais dans leur grande majorité n’ont toujours pas accès à l’eau potable, alors que l’accès à l’électricité dans nos grandes villes demeure encore aléatoire malgré la mise en route du barrage d’Imboulou, le gouvernement préfère se lancer dans des choix budgétaires hasardeux en inaugurant des chantiers dits grands travaux qui, quand ils ne sont pas abandonnés avant terme, ne contribuent en aucune manière à l’amélioration des conditions de vie de nos populations. La situation est grave et un changement s’impose. Aussi, la LPC-U vous interpelle tous sur la nécessité de laisser de côté les problématiques futiles et de se concentrer sur la mise en œuvre d’un programme de gouvernance réfléchi, pouvant servir d’alternative crédible au peuple congolais. C’est fort de cette ambition que la LPC-U a publié au cours de l’année écoulée, son premier ouvrage de débats et de propositions, aux éditions l’Harmattan, intitulé : « Vision de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA – Contributions au débat public ».

Des causes de l’insuccès de l’opposition congolaise

Chers compatriotes, l’opposition congolaise officielle, informelle, tolérée ou non, ne parvient pas à mobiliser l’écrasante majorité des congolais, pourtant victime du régime politique en place. Le seul moment où l’on entend l’opposition congolaise, c’est à la veille des élections. L’électoralisme sous forme de manipulation des tribus est devenu le seul enjeu qui mobilise les élites politiques, donnant ainsi l’impression aux populations que ce qui compte pour les acteurs politiques est la possibilité de remplacer les autres, peu importe le système. Car comment comprendre l’absence des acteurs politiques aux côtés des étudiants qui étudient dans des conditions délabrées, des retraités dont les pensions ne cessent de se dégrader, des malades « soignés » dans les mouroirs, des paysans délaissés dans l’arrière-pays… ?

La LPC-U en appelle aux acteurs de l’opposition à s’engager publiquement et sincèrement en dénonçant les dettes odieuses pour lesquelles, les populations payent le lourd tribut ; en condamnant la répression monétaire du franc CFA, en dénonçant la mainmise des puissances occidentales sur nos ressources stratégiques dont le pétrole, en soutenant concrètement les luttes sociales afin que les populations s’impliquent à leur tour dans le nécessaire combat du changement, sans quoi, ces dernières ne se feront pas d’illusion sur le caractère interchangeable des dirigeants actuels avec une opposition complice du système qui les assaille.

S’unir ou périr, telle est la seule et unique alternative qui s’offre à l’Afrique

Chers compatriotes, le monde change, le monde évolue. L’année 2011 a également été marquée par un affaiblissement du camp occidental et une montée en puissance des pays du sud dits émergents. Dans ce nouvel échiquier mondial qui se dessine sous nos yeux, l’Afrique notre continent peut avoir sa carte à jouer, à la condition de mutualiser nos efforts.

Nous ne le répéterons jamais assez : le panafricanisme est le seul paradigme de gouvernance qui offre une identité large à l’individu africain, de sorte que les préjugés et les discriminations ethniques n’ont plus lieu d’être. Le panafricanisme est le seul paradigme de gouvernance qui a à cœur de défendre les intérêts et la souveraineté du continent africain. Le panafricanisme est le seul paradigme qui offre les éléments de gouvernabilité à même de satisfaire aux besoins de nos populations et d’engager notre pays et notre continent sur la voie de leur modernité. Le panafricanisme est l’unique paradigme de gouvernance qui met l’Être au centre de ses préoccupations et fait de la recherche de la justice, de l’équité et de l’harmonie universelle sa philosophie. Le panafricanisme est l’unique paradigme qui milite pour la Renaissance africaine; l’Afrique doit se réapproprier les ressorts de son initiative historique pour sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouve depuis cinq siècles.

Chers compatriotes, le projet panafricain existe, l’édification d’un État fédéral africain souverain en est l’aboutissement. Il nous incombe de nous en imprégner et de nous l’approprier pour l’année qui commence.

Bonne et heureuse année 2012 à toutes et à tous !

Le Bureau Exécutif de la LPC-U

© pierreboundit – 11 janv 2012.

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